Alors que la France célèbre les 80 ans de l’appel du 18 juin, le Téléphone Sonne s’interroge sur la Ve République, taillée dans le costume du général. Beaucoup de voies questionnent les institutions crées, voulues, par De Gaulle. Que faire de cet héritage politique ?

Faut-il déboulonner De Gaulle. Ici sa statue à Varsovie.
Faut-il déboulonner De Gaulle. Ici sa statue à Varsovie. © Getty / Universal History Archive

De toutes parts, la mémoire du Général est célébrée. Emmanuel Macron a témoigné jeudi la "reconnaissance infinie" et la "gratitude éternelle" de la France à l'égard de Londres, où il a effectué son premier déplacement à l'étranger depuis la crise du nouveau coronavirus. 

Marine Le Pen s’est rendue hier à l'Île de Sein, bout de terre breton d’où quelques 150 hommes partirent rejoindre Londres en 1940. De son côté Jean-Luc Mélenchon prétend s'inscrire dans la continuité du projet économique de De Gaulle, qui selon lui « n'a jamais adhéré à l'idée de la main invisible du marché. ».

Au-delà de son projet politique, le Général De Gaulle a cultivé un style de gouvernance. Les institutions de la Ve République, dont il est fondateur, détricotent le parlementarisme de la IVe République au profit de la personnalité du Président, élu au suffrage universel direct. Une certaine vision de l'équilibre politique, qui lui a été reprochée dès 1958, alors que certains craignaient l'instauration d'une nouvelle dictature.

Aujourd'hui, même si les politiques mobilisent l'héritage du Général, des voies s'expriment pour réformer les institutions d'héritage gaullien. Certains dénoncent la façon « jupitérienne » de gouverner d'Emmanuel Macron. Le mouvement des Gilets Jaunes demandait un exercice du pouvoir plus horizontal. La crise du coronavirus a relancé le débat sur la décentralisation.

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