Ils étaient près de 300 000 Gilets jaunes à manifester en France ce samedi 17 novembre. Des blocages perdurent ce soir. Plus de 20 000 personnes se sont inscrites sur une page Facebook appelant à manifester samedi prochain à Paris.

Une manifestation de gilets jaunes à Frontignan dans l'Hérault
Une manifestation de gilets jaunes à Frontignan dans l'Hérault © AFP / PASCAL GUYOT

Vous les avez vu, hier, partout sur les télévisions.

Et aujourd’hui, encore sur des barrages parfois très tendus parler de leur pouvoir d'achat, de TER supprimés, de services publics inexistants. Bien au-delà, finalement, du prix de l'essence. Et si vous êtes un vrai urbain qui peut lâcher son véhicule, qui prend l'avion ou un TGV avec la même facilité qu'un coup de taxi pour aller à la gare, qui a manifesté quand Nicolas Hulot a démissionné, vous vous êtes dit au fond, je ne les connais pas ces gens. En tout cas, très mal.

Les Gilets jaunes, de leur coté, ne vous connaissent pas non plus. Et ignorent, y compris d'ailleurs qu'un quotidien urbain n'est pas forcément simple. Ceux des zones périurbaines, comme on dit, vous traiteront facilement de bobo, vous le propriétaire en centre-ville.

Ce sont ces deux caricatures qui nous pendent peut-être au nez en ce moment... Ces deux France-là en tout cas qui se regardent. Celle qui manifeste, parfois bruyamment, parfois avec des mots inacceptables, et parfois non, celle qui est dans la rue exprime un ras-le-bol qui ne date pas d'hier mais le moment de cette irruption mérite d'être interrogé. La responsabilité du gouvernement aussi. Les messages envoyés.  Les réponses apportées. Quand c'est Paris, qui promet d'être bloqué samedi. Quand les Gilets jaunes "montent à Paris", ça dit cette fracture béante. Il y a de sérieux morceaux à recoller. Avant une récupération politique presque inéluctable ? 

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