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2 Milliards d’euros : c’est le montant que le tourisme médical pourrait rapporter à la France en 5 ans. Selon Jean de Kervasdoué, économiste de la santé, cela « se traduirait par la création de 25.000 à 30.000 emplois ». Alors que beaucoup de pays voisins ont déjà ouvert leurs hôpitaux à la clientèle internationale, la France connait des réticences.

Des voix s’élèvent pour mettre en garde contre le risque d’instaurer un système de soin à deux vitesses . Et l’hôpital public, déjà secoué par la réforme des 35 heures et échaudé par ces « ardoises » que les riches patients laissent parfois, tient à son particularisme : l’égal accès aux soins pour tous. Quoi qu’on en pense, la situation financière de l'Hopital est grave. Mais doit-on pour autant franchir le pas ?

La France a, malgré tout, des atouts à faire valoir dans ce domaine. Jean de Kervasdoué parle d’une médecine française qui est « réputée pour sa qualité, son humanité et son accessibilité ». Pour mieux en tirer parti, l’économiste prescrit à l’Etat Français de créer un établissement sous sa tutelle pour organiser, coordonner et encadrer le tourisme médical. Cependant, la vétusté de certains locaux, l’interdiction de publicité pour les médecins ou encore la barrière de la langue sont d’autres facteurs qui limitent le développement de cette filière.

Alors, doit-on, comme le pensent Laurent Fabius et Marisol Tourraine, « valoriser l’expertise médicale française » pour sauver nos hôpitaux malades ? Cette excellence médicale n’est-elle pas justement le résultat de ce particularisme français d’égal accès aux soins pour tous ? Doit-on ouvrir nos hôpitaux aux riches patients étrangers ? Cette pratique ne se fait-elle pas forcement__ au détriment du patient lambda ? La santé est-elle un marché comme un autre ? Qu’en pensent les médecins ? Et le personnel hospitalier ? Et vous, pensez-vous que la France doit développer cette activité ?

Vos questions dès 18h30 au 01 45 24 70 00 et dès maintenant sur le site de l'émission et les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, #telsonne

Jean de Kervasdoué, ancien directeur général des Hôpitaux, économiste de la santé, titulaire de la chaire d'économie et de gestion des services de santé du conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

André Grimaldi , professeur d’endocrinologie à la Pitié Salpêtrière [par téléphone ]

Christophe Prud’homme, porte-parole de l'Association des médecins urgentistes

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