La mise à l'arrêt de la plus ancienne centrale nucléaire de France commencera ce week-end, avec le premier réacteur, et sera séquencée jusqu'en 2041. Un processus non sans retombées économiques et sociales, qui interroge sur l'avenir énergétique du pays...

La centrale nucléaire de Fessenheim, février 2020
La centrale nucléaire de Fessenheim, février 2020 © Maxppp / L'ALSACE

C'était l'une des promesses de campagne du président Hollande, suite à une série d'incidents et d'erreurs techniques qui alourdissaient le bilan de Fessenheim. La procédure qui conduira au démantèlement complet de la centrale nucléaire débutera le 22 février, avec la fermeture du premier des deux réacteurs. L'étape suivante, qui durera cinq ans, consistera à évacuer toutes les substances radioactives et toxiques du site.

Dans l'immédiat, c'est la question de la reconversion économique de la région qui se pose - car les 2000 emplois directs ou indirects générés par la centrale seront de facto remis en cause, bien que la ministre Elisabeth Borne assure qu'il n'y aura « aucune perte d'emploi ». 

Au fond, ce coup d'arrêt à la doyenne des centrales françaises pose la question du paysage énergétique français, des mutations qui l'attendent. 

Car le projet de transition énergétique, concernant les énergies renouvelables notamment, est plus ou moins en suspens. Le projet de construction de l'EPR (réacteur européen à eau pressurisée) de Flamanville est en retard, et représente un gouffre financier - 2 milliards d'euros de surcoût sont prévus sur le chantier, selon l'ONG Greenpeace. Or la fermeture de Fessenheim risque d'affecter le réseau électrique dans les années à venir...

Quelles seront les conséquences de cette mise à l'arrêt ? Alors que l'on se dirige vers la fermeture de la centrale, quelles sont les alternatives ? 

Le nucléaire est-il toujours une solution viable ? Où en-est on concernant les énergies renouvelables ? 

Toutes vos questions et vos témoignages au standard de France Inter - 01 45 24 7000 -, sur l'application France Inter et par e-mail à l'adresse telsonne@radiofrance.com

Les invités

  • Thierry Charles, Directeur général adjoint, chargé de la sûreté nucléaire à l’Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire
  • Yannick Rousselet, Chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France

Avec Célia Quilleret, spécialiste Environnement à France Inter 

Les invités
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.