Les médecins de villes amorcent le protocole. Les laboratoires fournissent des tests et c'est environ 4000 employés de la Caisse nationale d'assurance maladie qui ensuite enquêtent. Alors qu'il n'y a « pas de signal de reprise de l'épidémie » selon la directrice de Santé publique France, le dispositif est-il efficace ?

Où en est-on des tests, du traçage et de l'isolement des malades ?
Où en est-on des tests, du traçage et de l'isolement des malades ? © AFP / Viktor Poisson / Hans Lucas

Après l'apparition de symptômes et dans l'hypothèse où le test prescrit par le médecin est positif, une enquête est lancée. Les généralistes sont chargés de réunir le maximum d'informations sur le patient et les cas contacts potentiels. Comme pourra en témoigner notre invité, la médecin généraliste Marie-Laure Alby, tous ces renseignements doivent être communiqués via le site de l'assurance maladie, Améli.fr. Pour le président de MG France, la principale organisation de généralistes, l'objectif est d'« identifier et circonscrire rapidement les petits foyers épidémiques ».

Dans un délai de 4 heures après le résultat positif du test, les brigades anti-coronavirus rentrent en contact avec le patient. Pilotées par la Caisse nationale d'assurance maladie et son directeur Nicolas Revel, notre second invité ce soir, les 4000 personnes mobilisées sur le territoire sont chargées de reconstituer les différents contacts et, le cas échéant, prescrire des tests. Établies dans chaque département, le rôle de ces brigades est d'identifier et casser les chaînes de contaminations.  

Après plus d'une semaine, le dispositif ne semble pas accuser de dysfonctionnement majeur et les chiffres liées à la propagation du virus sont encourageant.

Les invités
  • Marie-Laure Albymédecin généraliste à Paris, dans le 14ème arrondissement
  • Nicolas RevelDirecteur général de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam)
L'équipe
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