L'Amérique latine est désormais l'épicentre de l'épidémie. Elle comptabilise près d'un tiers des nouveaux cas journaliers dans le monde. Les mesures de confinement exacerbent les difficultés sociales : une pénurie d'essence frappe depuis plusieurs mois le Venezuela, de violentes manifestations éclatent au Chili.

Le continent a comptabilisé 29 846 nouveaux cas mercredi. En tête, le Brésil a vu le nombre de malades doubler en neuf jours, pour atteindre officiellement ce jeudi 291 579 cas. Le président Jair Bolsonaro continue de militer pour une reprise de l'activité économique en minimisant la dangerosité du virus. Il gouverne à l'encontre des autorités locales et souvent sans l'accord préalable de ses ministres.

Au Chili, le nombre de morts a doublé en deux jours. Des émeutes de la faim ont éclaté à Santiago : « plutôt mourir du virus que de faim ». En ayant dépassé la barre des 100 000 cas, le Pérou est le deuxième pays le plus touché de la région. Sur le continent, les équipements de santé sont très limités et le système hospitalier public vite saturé.

Avec nous pour en parler :

Christophe Ventura est directeur de recherche à l'Institut de recherches internationales et stratégiques (IRIS), spécialiste de la société civile et des mouvements sociaux en Amérique Latine.

Mais aussi :

Le virus sur la carte par Angélique Kourounis. La Grèce est peu touchée par le virus et n'entend pas rater sa saison touristique.

Foule continentale par Caroline Gillet. Le journal intime collectif en temps de coronavirus (en intégralité ici) revient avec le témoignage de Matiullah Rahmaty, un jeune afghan vivant à Kaboul. Malgré son jeune âge, il est très actif dans la vie politique de son pays.

Un livre dans le monde par François Busnel.

Le monde à l'envers par Cyril Sauvageot. La victoire en trompe l’œil du régime chinois.

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