Premières vacances et premières révisions pour les élèves de première, qui expérimentent la réforme entrée en vigueur à la rentrée 2019. Pourtant, bacheliers comme enseignants se disent souvent désorientés face à une organisation entièrement repensée, notamment pour le bac. Plus de 2 millions de lycéens sont concernés.

Réforme du lycée : le bac, c'est dans trois mois !
Réforme du lycée : le bac, c'est dans trois mois ! © Getty / FatCamera

Jean-Michel Blanquer avait annoncé, début 2018, une réforme de l’enseignement secondaire qui entrerait en vigueur l’année suivante : c’est chose faite. Désormais, au lieu des classiques séries L, S et ES, les lycéens choisissent un trio de spécialités qui s’ajoutent au tronc commun. Un système de plus en plus individualisé en fonction des aspirations de chacun.

Au cœur de la réforme, il y a la refonte du baccalauréat. Moins d’épreuves, plus de contrôle continu (il représentera 40% de la note finale), part belle accordée aux examens oraux : le bac change du tout au tout. Dès le mois de janvier 2020, les élèves de première passeront leurs premières épreuves. Ce sont les fameux « partiels », dont l’organisation est laissée au soin des établissements. Ce sont eux, en effet, qui choisissent les dates de passage, qui sélectionnent les sujets dans une banque nationale. 

Les syndicats enseignants rapportent pour l’instant une rentrée faite au pas de charge. L’élaboration des emplois du temps, disent-ils, a été un véritable casse-tête. Car les nombreuses spécialités proposées induisent une démultiplication du nombre de professeurs par classe – jusque 52 intervenants pour une trentaine d’élèves... Questions également autour de l’organisation des premières épreuves de bac, qui prend l’allure d’un bricolage : manque de moyens, manque d’informations sont signalés par les établissements. Du côté du syndicat des proviseurs et des principaux, le son de cloche est dissonant : on parle d’une rentrée « techniquement réussie ». 

Mais pour les élèves aussi, la transition est compliquée. Les horaires chamboulés et toutes ces épreuves anticipées augmentent la pression, et certaines spécialités semblent être d’un niveau d’exigence inadapté aux étudiants – notamment les mathématiques.

Le système des « spécialités » est-il viable ? Est-il en cohérence avec les prérequis de l’enseignement supérieur ?    

En vue de ce nouveau baccalauréat, les lycées vont-ils devoir improviser les épreuves ? Doit-on craindre que les inégalités entre les élèves et entre établissements soient creusées par la réforme ? Le diplôme du bac va-t-il en pâtir ? 

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