Les principaux acteurs de la vie politique devraient vivre une rentrée agitée avec un débat vif autours de la loi travail, et un mois de septembre jalonné de manifestations.

Le 14 Juillet 2017 Manifestation du Collectif Front Social contre la reforme du droit du travail dans la marche de protestation contre Trump et Macron.
Le 14 Juillet 2017 Manifestation du Collectif Front Social contre la reforme du droit du travail dans la marche de protestation contre Trump et Macron. © Maxppp / Bruno Levesque

Différents enjeux sociaux devraient se jouer cette année. Parmi eux, évidemment, les problématiques liées aux droits des travailleurs.

La réforme du droit du travail sur toutes les lèvres

On peut s'attendre à ce que les discussions autour de la loi travail occupent une grande partie du débat public à la rentrée, alors que la dernière phase de concertation avec les partenaires sociaux se déroule cette semaine.

Déjà, la loi d'habilitation, qui permet au gouvernement de légiférer par voie d'ordonnance, avait provoqué la grogne d'une partie des syndicats. Par ailleurs, le contenu même de ces ordonnances et le débat qu'elles engendrent illustre une profonde division sociale : d'une part, ceux qui redoutent un démantèlement brutal des droits acquis sous l'impulsion des organisations patronales, de l'autre, ceux qui, dans le sillage d'Emmanuel Macron, courent après d'avantages de "flexibilité" pour les entreprises.

Au cœur de la bataille autour de la loi travail, Jean-Luc Mélenchon et les cadres de France Insoumise incarnent l'opposition. Lui qui a réussi son premier pari, celui de parvenir à former un groupe parlementaire sans être contraint à une alliance avec les communistes, a d'ores et déjà multiplié les coups d'éclat.

Le député des Bouches-du-Rhône enchaîne les déclarations, organise des rassemblements (notamment en juillet, place de la République), boycotte le discours du président à Versailles... Et espère continuer à occuper l'espace médiatique de la sorte, profitant des difficultés que connaissent les autres partis à prendre une position claire et définie sur la politique gouvernementale.

Comme le révèle Mediapart, les syndicats n'auront accès qu'à une partie des ordonnances, et pendant deux heures seulement, au cours de cette dernière semaine de concertations.

Deux manifestations sont à marquer d'une croix sur le calendrier politique du mois de septembre. Toutes deux s'opposent à la réforme du travail.

La première, le 12, est organisée par la CGT qui veut ainsi "anticiper un dialogue social pipé d'avance". Jean-Luc Mélenchon a appelé, depuis le plateau du 20h de TF1 le 17 juillet dernier, à la seconde, un "rassemblement populaire" prévu pour le 23.

Les contrats aidés

Il est ici question de supprimer, ou du moins de diminuer manifestement le nombre de contrats aidés, que le site du ministère du travail mentionne de la sorte:

Les publics les plus éloignés du marché du travail (demandeurs d’emploi de longue durée, jeunes en grande difficultés…) ont accès à des contrats spécifiques pour lesquels l’embauche et l’accompagnement est encadrée et appuyée financièrement par l’Etat

Le recours aux contrats aidés a été trop fréquent, du moins d'après Muriel Pénicaud, la ministre du travail. La diminution de leur nombre représente, d'après un communiqué du PS "un nouveau coup dur pour les collectivités locales". Près de 300 000 contrats de ce type ont été programmés pour cette année. C'est pourtant moins qu'en 2016 où 459 000 contrats de ce type ont été signés.

Dans le Téléphone Sonne, de 19h20 à 20h, posez vos questions ou réagissez à propos de la rentrée sociale en appelant le standard de l'émission au 01 45 24 7000, ou intervenez sur les réseaux sociaux #telsonne.

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