Et si passer la soirée sur Netflix, envoyer des mails à la chaîne ou opter pour le télé-travail, c’était vraiment néfaste pour la planète ? Dans une étude publiée hier par le cabinet GreenIT, on apprend que le secteur numérique pèse 5 fois plus en impact environnemental que l’intégralité du parc automobile français…

Et si nos écrans polluaient autant que nos voitures ?
Et si nos écrans polluaient autant que nos voitures ? © Getty / Shannon Fagan

On pensait que les énergies réellement polluantes, c’était les traditionnels charbons et pétroles, que de plus en plus de consommateurs cherchent à bannir de leurs gestes du quotidien. Pourtant, à l’heure de la révolution numérique, on commence à vouloir connaître l’impact de nos écrans sur l’environnement : est-ce que ce ne serait pas eux, aussi, les polluants ? Difficile à mesurer, tant les usages sont divers et les réseaux numériques, complexes.

Toujours est-il que smartphones, tablettes et ordinateurs – dont pas moins de 34 milliards sont en circulation dans le monde – génèrent une grande quantité de déchets.
Parce que nos objets connectés, ce sont avant tout… des objets. Ils ont une réalité matérielle, concrète, et ils demandent toute une chaîne de production industrielle, constituée de câbles, de serveurs, de machines. Et tout cela, ça correspond à l’engloutissement de ressources que notre planète ne possède qu’en quantité limitée : eau douce, métaux…

Et puis il y a, bien sûr, la consommation d’électricité de nos écrans : cela représenterait 10% de la facture mondiale. Ajoutée à la pollution de l’air et l’entassement de matériel électronique non recyclé, la liste des torts environnementaux du numérique s’allonge. Pourtant, on devrait connaître une multiplication par 48 du nombre d’objets connectés d’ici 2025…

Néanmoins, il existe des gestes de bonne conduite qui permettent de limiter l’impact de nos visionnages sur la planète : se retenir d’acheter les modèles dernier cri, utiliser des moteurs de recherche « verts », réduire notre cloud à l’essentiel sans le saturer de fichiers… Mais est-ce suffisant ? 

Est-ce que, finalement, numérique et écologie seraient incompatibles ? Est-ce que tous les efforts du quotidien pour consommer bio, abandonner la voiture, sont rendus caduques par notre consommation d’écrans ? 

Comment, à notre échelle, réduire l’empreinte écologique du numérique que l'on utilise, au quotidien ? 

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