La grande marche de samedi pour le Climat a tourné court, suite à des heurts entre police et quelques manifestants radicaux, qui avaient infiltré les protestataires pourtant non-violents. Un échec pour les ONG, qui ont dû appeler à la dissolution du cortège. Comment doit-on faire pour manifester aujourd’hui ?

Manifestation pour la justice sociale et climatique perturbée par des manifestants radicaux, 21 septembre, Paris.
Manifestation pour la justice sociale et climatique perturbée par des manifestants radicaux, 21 septembre, Paris. © AFP / VIRGINIE MERLE / HANS LUCAS

Décrocher des portraits dans les mairies, occuper une banque, faucher du maïs OGM… Les protestations alternatives se multiplient ; si la désobéissance civile n’est pas un concept nouveau, elle n’est plus réservée aux militants aguerris. Et s’attaque à une multitude de sujets, du climat à l’évasion fiscale, en passant par les droits de l’homme.

Ses tenants partent d’un constat : la manifestation traditionnelle n’est plus assez efficace aujourd’hui à leurs yeux. Sortir du cadre légal et du répertoire classique de la protestation est vu comme une nécessité pour faire vivre le débat public, et sensibiliser à une cause. Le tribunal de Lyon leur a donné raison en relaxant des décrocheurs de portraits, la semaine passée.

Aujourd’hui, désobéir s’apprend : il est même possible de participer à des stages qui expliquent les principes de la protestation non-violente, et les précautions à prendre au sein d’une action certes pacifique, mais illégale. 

Comment peut-on faire aujourd’hui pour protester efficacement ? Comment être entendu ? Comment manifester autrement ? 

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