La disparition progressive des derniers acteurs de l'Histoire, notamment des survivants de guerre, complique la transmission et le travail de mémoire.

Musée de la Grande Guerre de Meaux
Musée de la Grande Guerre de Meaux © AFP / ROLLINGER-ANA / ONLY FRANCE

À la fin du XXe siècle, et dans la première décennie des années 2000, la France adopte une série de mesures "mémorielles", destinée à réprimer les contestations des crimes contre l'humanité tels qu'ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international, tout en reconnaissant officiellement certains faits historiques. Jérôme Gautheret définissait ainsi les lois mémorielles dans un article paru en 2012 sur lemonde.fr :

Il s'agit de reconnaître les souffrances héritées du passé, d'offrir une réparation symbolique aux pires blessures de l'Histoire, d'interdire la négation des pages les plus noires du siècle passé.

Fatalement, les figures d'autrefois, témoins de leurs époques, et forts de leurs erreurs sont amenés à s'éteindre progressivement. Certains craignent que leurs histoires s'éteignent avec eux.

Comment poursuivre le travail de mémoire? Comment apprendre des échecs du passé ou sublimer ses réussites? Tout l'enjeu est là, notamment pour ceux qui ont fait leur la célèbre maxime de Thucydide faisant de l'Histoire un "perpétuel recommencement".

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