Le confinement démultiplie les inégalités. Face aux appels à l'aide des associations et des élus locaux, le gouvernement a débloqué 39 millions d'euros pour l'aide alimentaire aux plus modestes. Est-ce suffisant ?

Bagnolet pendant le confinement
Bagnolet pendant le confinement © AFP / HARRY FLEX / ONLY FRANCE / ONLY FRANCE

Dans les quartiers populaires, les files d'attente sont de plus en plus longues pour la distribution de nourriture. Les infrastructures sanitaires sont parfois très précaires, la population est souvent obligée d'aller travailler car le télétravail est impossible. La fracture numérique empêche les enfants de suivre les cours à distance. Le confinement, dans des appartements pour beaucoup trop petits, peut se transformer en calvaire.  

Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois : « Tous les jours, dans les quartiers, on frôle le point de rupture ».

Un budget d'urgence a été débloqué par l’État pour tenter de contenir la catastrophe sociale. Sur le long terme, ces mesures resteront largement insuffisantes. Cette crise sanitaire inédite doit être l'occasion de radicalement repenser la situation des plus précaires.

Quelle est la situation dans les quartiers populaires ? Comment expliquer l’exceptionnel surmortalité en Seine-Saint-Denis ? Quelles sont les mesures nécessaires pour venir en aide aux plus précaires ?

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