Les Etats-Unis ont franchi le seuil des quatre millions de contaminations par le Covid-19. A ce stade, la situation devient de plus en plus inquiétante et de nombreux experts craignent que l’épidémie devienne hors de contrôle.

Avec plus de 144 000 décès, les Etats-Unis sont de loin le pays le plus touché, devançant dans le top cinq le Brésil, le Royaume-Uni, le Mexique et l’Italie. 

Seconde vague précipitée ou conséquences d’une première vague non maîtrisée ?

Comment expliquer un tel record de contamination et de décès ? 

Le pays subirait-il avant tous les autres une seconde vague du virus tant redoutée par l’ensemble de la communauté internationale ?

Pour les experts, la faute retombe surtout sur la décision du gouvernement de procéder à un déconfinement trop précoce.

« L'explication est malheureusement très simple. On a arrêté le confinement alors que l'épidémie n'était absolument pas contrôlée. Et ce, dans plusieurs États des États-Unis. C'est l'absence de contrôle fédéral et de règles homogènes faites aux États-Unis »  Christian Brechot – Virologue 

La crise actuelle serait donc non pas le signe d’une seconde vague qui déferlerait de manière inattendue sur le territoire américain, mais la continuité d’une première vague devenue incontrôlable en l’absence de mesures réellement efficaces pour maîtriser sa propagation. 

La situation pourrait aussi s’expliquer par le manque de protection sociale des citoyens, qui aurait obligé de nombreux salariés à continuer de travailler dans des conditions sanitaires souvent très précaires. 

Le gouvernement doit alors faire marche arrière en reconfinant certains Etats et en fermant des lieux de rassemblement qui avaient réouvert bien trop tôt. 

Le pays est-il prêts à affronter une nouvelle flambée du virus ? 

Aux prémices de l’épidémie le 27 février dernier, Donald avait assuré lors d’une conférence de presse à la Maison blanche que le risque pour la population américaine demeurait « très faible » et que peu importe ce qui se produirait, le gouvernement serait « totalement préparé »

Force est de constater que l’optimisme du président a vite été rattrapé par la réalité sanitaire. 

Celui qui ambitionne d’être réélu en novembre prochain se retrouve ainsi face à un défi de taille pour éviter une perte totale du contrôle de l’épidémie qui pourrait entraîner une catastrophe autant sanitaire qu’économique et politique.

Après une phase de déni, il a finalement admis une « hausse inquiétante des cas » et a renoncé ce jeudi 23 juillet à maintenir la convention républicaine vouée à l’introniser officiellement comme candidat à l’élection présidentielle. 

Selon ses déclarations, cette annulation serait due à son devoir de « protéger les Américains » 

Au bord du gouffre, les Etats-Unis arriveront-ils à éviter un désastre général ? 

Les invités
L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.