Plus de six semaines maintenant que les avocats sont en grève pour protester contre les conséquences, sur leurs retraites, de l'abolition de leur régime autonome. Face à un système judiciaire paralysé, le gouvernement fait un pas vers eux. Cela suffira-t-il pour répondre aux revendications d'une profession en colère ?

Grogne des avocats : les tribunaux à l'arrêt
Grogne des avocats : les tribunaux à l'arrêt © AFP / RICCARDO MILANI HANS LUCAS

Blocage du Palais de Justice, lancers de robes, Codes Civils brûlés et renvois d'audiences... La fronde des robes noires ne cesse de se faire entendre, spectaculaire parfois, depuis le 6 janvier dernier, date à laquelle a été décrétée une grève dure. Les avocats s'opposent à l'intégration de leur régime autonome de retraite - autofinancé et excédentaire - au système universel.

Les simulations montrent que la profession perdrait en effet beaucoup au change, notamment pour les salaires les moins élevés - débutants, avocats de proximité... Deux mesures sont spécifiquement pointées du doigt : la hausse des cotisations salariales (passant de 14 à 18% des revenus), et l'abaissement de la pension minimum (fixée à 1800 euros, elle devrait passer à 1400 euros avec la réforme).

Jusqu'ici, le gouvernement, qui avait cédé sur plusieurs régimes spéciaux - police, pilotes - n'avait rien concédé à la profession. Mais la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a fait savoir dans un courrier adressé aux avocats qu'elle avait déposé un amendement au projet de loi, prévoyant l'instauration d'« un dispositif de solidarité des avocats géré par la caisse nationale des barreaux français ».

Avec nous pour en parler

  • Cécile Mamelin - Juge aux affaires familiales, membre de l'Union Syndicale des Magistrats
  • Christiane Féral-Schuhl - Avocate, présidente du Conseil national des barreaux

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