Un an après son adoption, où en est-on de la loi relative à la transition énergétique ? Quelles suites pour les filières vertes ?

Les sacs plastiques sont interdits depuis le 1er juillet
Les sacs plastiques sont interdits depuis le 1er juillet © Maxppp / Quentin Salinier

Le 22 juillet 2015, la loi sur la transition énergétique et la croissance verte était adoptée au Parlement, sur proposition de Ségolène Royal. Lors de sa première date anniversaire, la ministre de l’environnement et François Hollande ont convié à l’Elysée les associations et les acteurs économiques du secteur pour discuter de son avancée.

Parmi les objectifs cités par la loi, faire plus de place aux énergies vertes. Elles devront atteindre 32% de la consommation totale d’énergie d’ici à 2030. La loi mise également sur une réduction de 30% des énergies fossiles en quinze ans. Dans la même lignée, les émissions de gaz à effet de serre devront réduire de 40% par rapport aux niveaux de 1990.

La loi est pleine de bonne volonté, mais quelle est l’étendue de ses répercussions aujourd’hui ? Le chemin pour la réduction du nucléaire n’est toujours pas clarifié. En 2014, la filière verte ne représentait que 14,3% dans la consommation totale d’énergie en France, contre 52,6% pour la Suède. Même si ses ambitions sont fortes, l’Hexagone accuse un tel retard sur ses voisins européens qu’il semble difficile à combler. En outre, bien que 80% des décrets ont été appliqués, de nombreuses ONG dénoncent l’insuffisance des mesures prises jusqu’ici.

Des aspects positifs de la loi se font tout de même déjà sentir dans le quotidien des Français, à l’image de l’interdiction des sacs plastiques depuis le 1er juillet. Afin de limiter le gaspillage d’énergie, le texte propose des crédits d’impôts aux ménages qui souhaitent entreprendre des travaux de rénovation thermique. Ils peuvent également bénéficier des éco-prêts à taux zéro des banques, qui sont davantage disposées à les accorder. Du côté des entreprises, l’obsolescence programmée des biens de consommation est maintenant pénalisée. Enfin, un bonus est octroyé à quiconque souhaitant remplacer son diesel par une voiture électrique.

Les gaz à effet de serre sont responsables de la destruction de la couche d’ozone et du réchauffement climatique. Le rapport sur le prix du carbone remis par l’économiste Alain Grandjean, le directeur général du WWF France Pascal Canfin et le président d’Engie Gérard Mestrallet, préconise de faire évoluer à l’échelle européenne le principe du pollueur-payeur.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Faut-il taxer fortement les pollueurs ? Comment rendre efficace notre consommation d’énergie ? Comment faire avancer la part des énergies vertes ? Quelles sont les alternatives ? Quelles sont les initiatives locales ? Quel est leur poids ?

Vos questions et réactions dès 18h au 01 45 24 70 00 et dès maintenant sur le site de l'émission et les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, #telsonne

Invités:

Maryse Arditi - Porte-parole de France Nature Environnement

Hervé Kempf - Rédacteur en chef de Reporterre, « le quotidien de l’écologie »

Gaël Giraud - Chief économiste de l’AFD, directeur de recherche au CNRS, titulaire de la Chaire Energie et Prospérité

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