Le déséquilibre entre la capitale et la province est une spécificité bien française. Une vieille histoire que la pandémie est peut-être en train de bousculer : les Parisiens n’ont jamais été aussi nombreux à vouloir quitter leur région et à rêver d’un autre environnement.

Depuis le début de la crise, la capitale séduit de moins en moins. Près de 600 000 Parisiens l'auraient fui lors du premier confinement selon l’INSEE. Au plus grand plaisir des villes moyennes, lesquelles ont été jusqu’à faire leur promotion sur les panneaux d’affichage du métro parisien, telle qu’Alès ou encore la Roche-sur-Yon.

Ce relatif renversement des tendances est l’occasion d’interroger ce qui a conduit à une telle concentration de population et des activités économiques en Ile-de-France. Si l’État français s’est historiquement construit selon un schéma très centralisé, les courbes démographiques témoignent que cette polarisation est toujours à l’œuvre : seuls 22% des Parisiens de plus de 20 ans sont nés dans la capitale. Et ce, en dépit des politiques de décentralisation menées depuis les années 1980.

  • Quelle est l’origine de ce centralisme à la française ? Quel rôle jouent les politiques d’aménagement du territoire dans le déséquilibrage, ou au contraire le rééquilibrage du rapport entre Paris et les régions ?
  • Les métropoles régionales et villes moyennes ont-elles les moyens de concurrencer l'attrait exercé par la capitale auprès de la population française dans les années à venir ?
  • Les Français aspirent-ils réellement à quitter les villes bien n’est-ce qu’une conséquence conjoncturelle de la pandémie ? Le télétravail permet-il d’envisager la la mis en place d'une telle tendance sur le long terme ? Quels sont les obstacles qui empêchent une plus grande mobilité ?

Toutes vos questions et vos témoignages au standard de Radio France - 01 45 24 70 00 -, sur l'application France Inter et par e-mail à l'adresse telsonne@radiofrance.com.

Avec nous pour en parler 

Les invités
  • Olivier RazemonJournaliste au Monde, spécialiste des villes et des transports
  • Magali TalandierProfesseure à l’Université Grenoble Alpes, responsable de l’équipe de recherche « Villes et Territoires » et adjointe à la direction du laboratoire Pacte
  • Gabrielle LégeretResponsable Plaidoyer et relations institutionnelles de l'association "Chemins d'avenir"
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.