Emmanuel Macron a annoncé cette après-midi à Etaples un plan de soutien de huit milliards d’euros pour défendre et moderniser le secteur automobile, fragilisé par l’épidémie. Usines à l’arrêt pendant plusieurs semaines, ventes en chute de 80% : près de 400 000 emplois sont concernés.

Faut-il sauver le soldat Renault ?
Faut-il sauver le soldat Renault ? © Getty / Stanislav Krasilnikov\TASS

Depuis près de 2 mois, les entreprises de l'automobile connaissent un arrêt de leur activité presque total. Par rapport à avril 2019, les ventes de véhicules pour particuliers ont chuté de 88%. Loin de se cantonner aux constructeurs, les concessionnaires aussi sont sévèrement touchés, et les perspectives économiques de récession ne rassurent pas.

Bruno Le Maire a admis que « Renault peut disparaître à cause de la crise ». Nissan, l'allié japonais du constructeur français, évoque une suppression de 20 000 postes. Jean-Dominique Sénard, le PDG de Renault, envisage lui un plan d'économie de 2 milliards d'euros et la fermeture de plusieurs sites. La crise touche tous les constructeurs automobiles, près de 400 000 véhicules neufs invendus sont stockés, pour un coût qui avoisine les 10 milliards d'euros.

L'Etat apportera 8 milliards d'euros d'aide au secteur, avec l'objectif de « faire de la France la première nation productrice de véhicules propres en Europe ». Un renforcement de la prime pour l'achat d'un véhicule électrique à hauteur de 7000 euros accompagne une prime à la conversion d'une valeur de 3000 euros à partir du 1er juin. Ce plan entend « réconcilier l'objectif écologique et économique » selon le président Emmanuel Macron, notamment en relocalisant la production en France.

Les invités
  • François RoudierPorte-parole du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA)
  • Marie CheronResponsable mobilité à la fondation Nicolas Hulot
  • Hervé GuyotConsultant chez Oliver Wyman, auteur d’un rapport sur la compétitivité de l’industrie automobile en France
L'équipe
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