Dimanche à Angers, le premier hypermarché sans caissiers a ouvert ses portes toute la journée. Une ouverture qui pose question et qui montre aussi le changement de comportements des français vis-à-vis de la grande distribution qui a exprime souvent un sentiment de rejet. Pourquoi ce désamour?

Les hypermarchés n'ont plus la cote
Les hypermarchés n'ont plus la cote © Getty / Emmanuel Faure/The Image Bank

Dimanche à Angers pour la première fois en France un hypermarché a ouvert tout l'après-midi sans caissiers! Une ouverture qui a été très chahutée. Ce mardi, la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher a affirmé que le gouvernement allait examiner si cette ouverture était légale et si elle n'engendrait pas des problèmes de concurrence. 

Au-delà du cas d'Angers, on observe ces dernières années un rejet, un désamour des français vis-à-vis des hypermarchés qui préfèrent se tourner vers les circuits courts et les produits sains. 

Résultat ? Moins 30 % ces 8 dernières années de chiffre d'affaires

Auchan, Carrefour, ou encore Casino bataillent avec les difficultés financières et essayent de se réinventer. Et pourtant, l'hypermarché reste l'endroit le plus fréquenté après les boulangeries. On le rejette mais on y va le dimanche. 

On veut des caissières, mais on trouve les files trop longues. 

On a longtemps crié sur le Hard Discount or voilà que les enseignes y reviennent. 

Bref, les Français entretiennent un rapport ambigu avec leurs hypers. 

La grande distribution que l'on adore détester, va-t-elle disparaître ? Ou au contraire, va-t-on vers des systèmes à la Amazon avec son portable en poche pour passer à la caisse ?

Les invités
  • Philippe MoatiProfesseur d'économie à l'Université Paris-Diderot et co-fondateur de l'Observatoire société et consommation
L'équipe
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