Le 11 mars prochain, de nouveaux tickets de grattage au profit de la restauration de monuments vont être proposés à la vente. Après le loto du patrimoine, tiré le 14 septembre dernier, le jeu de hasard comme mode de financement des restaurations se confirme. Est-ce que ces revenus suffiront ? Comment les répartir ?

Stéphane Bern à la rotonde ferroviaire de Monbtabon (Sarthe) le 1er février, pour lancer la seconde édition du loto du patrimoine
Stéphane Bern à la rotonde ferroviaire de Monbtabon (Sarthe) le 1er février, pour lancer la seconde édition du loto du patrimoine © Maxppp / Franck Dubray

Le premier loto du patrimoine avait été un vrai succès : douze millions de tickets à gratter vendus en quatre mois, 2,5 millions de joueurs lors d'un tirage spécial le 14 septembre, à l'occasion des journées du patrimoine. Au total, près de 21 millions d'euros de recette pour la restauration de monuments pré sélectionnés, en l'occurrence 269 monuments pour lesquels, dans 85 % des cas, les opérations ont déjà été lancées.

Mais comment ont-ils été choisis ? La plupart d'entre eux sont classés monuments historiques et donc à priori à la charge des pouvoirs publics. Est-il légitime de leur donner la priorité des revenus du loto ? Et pourquoi des tickets si chers à 15 euros ? Et pourquoi prélever des taxes sur une opération spéciale destinée au patrimoine ?

Nos voisins européens, dont le patrimoine n'est pas toujours aussi riche, font souvent mieux et depuis longtemps. À la veille d'une nouvelle échéance demain, date limite pour le dépôt des dossiers candidats au prochain loto du patrimoine, beaucoup de questions se posent encore.

Posez-vos questions à nos invités au 01 45 24 7000 : 

Stéphane Bern, en tant que chargé de mission de préservation du patrimoine 

Philippe Toussaint, président de l’association Vieilles Maisons de France.

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