De la colonie de vacances au "thé dansant" du camping, les occasions de rencontres se multiplient en été. Mais tout le monde ne vit pas les choses de la même façon : entre début de grande histoire d'amour, ruptures et râteaux d'anthologie, venez racontez vos meilleurs et pires souvenirs d'amour en été au 01 45 24 7000

Couple en vacances
Couple en vacances © Getty / Yon Yon Ma / EyeEm

Camping, cocktail et colonie de vacances : pour vous l’été est-ce la saison des amours ou des râteaux ?

Qu'on soit à la plage, sur un coin de pelouse, debout devant une scène pendant un festival, qu'on soit à la colo, au camping un peu chabada avec un cocktail à la main autour d'une piscine, dans un gite sentant la sueur après 8h de montée... Qu'on soit riche ou pauvre, en vacances ou pas parti, il y a bien une chose devant laquelle nous sommes tous égaux, pendant les mois d'été : l'histoire d'amour d'été, qui parfois est aussi un râteau de l'été, ou une rupture olympique après deux jours de parfait amour.

On a tous connu ça, on a tous joué à ça : les histoires d'amour d’été son brèves mais intenses.    L'été, c'est un condensé de relation. Il faut tout faire vite, parce que "On se revoit à Paris après". Ben heu... non... bim... râteau... 

L'été on oublie peut-être un peu les applis et les sites de rencontres, non ? On laisse plus de place au hasard, on compte sur la soirée barbecue sur la plage non ? Et quand on a 13 ans, le slow reste une arme fatale !

Nos invités 

Philippe Brenot, psychiatre et anthropologue, directeur des enseignements de la sexualité à l’université Paris-Descartes. Auteur de  Pourquoi c’est si compliqué l’amour (Les Arènes, mai 2019)

Fabienne Kraemer, psychanalyste, auteure de 21 clés pour l’amour slow (PUF, 2016)

Extraits de l'émission

Philippe Brenot :

Il n'y a pas de petite et grande histoire. 

"Parce que Thibault [un auditeur qui a appelé pour témoigner] le raconte bien : neuf ans après il y pense toujours. On voit des histoires qui redémarrent très longtemps après".

Il n'y a pas de saison de l'amour, mais il y a quelque chose d'intense dans l'été. 

"Il y a un peu plus de sex-appeal, on se dénude peut être un peu, et puis il y a le fait qu'on est en vacances - on n'est pas dans des préoccupations qui ont être un frein à la disponibilité". 

Fabienne Kraemer : "Le propre du désir, c'est que plus il est frustré plus il est intense".

Faut-il chercher à poursuivre une histoire d'été ?

Philippe Brenot : "Le "plan cul", c'est quelque chose de très récent. Il y a une vingtaine d'année, on n'en parlait pas aussi facilement. Le "plan cul" est devenu maintenant comme une sorte d'expérience dont ont sait qu'elle va être courte. On ne s'engage pas ou on pense ne pas engager d'affectif... mais c'est rare, parce que tomber amoureux, ça ne dépend pas de nous. Il y a quelque chose à l'intérieur qui va se reconnaître. 

Ces courtes histoires ne sont pas toujours anodines, et souvent, vont se poursuivre.

L'été, on oublie les applis ?

Philippe Brenot : "Il y a beaucoup de jeunes générations (moins de 35 ans) qui ont eu beaucoup de partenaires par applis, que ce soit des hommes ou des femmes, et qui vont avoir des rencontres qui se font sur ce mode-là. Il y a des stratégies différentes selon les générations ; on ne se rencontre pas de la même façon quand on a 30, 40 ou 50 ans !"

Le "couple" est en train de changer

Philippe Brenot : "La durée du couple est devenue plus courte dès le moment où on a libéré le mariage (dans les années 1970) mais surtout quand l'espérance de vie a augmenté. Un couple qui se forme aujourd'hui à 18 ans va vivre 75 ans ensemble ? Peut-être. C'est vertigineux. Pour tout le monde".

Un amour de vacances

Fabienne Kraemer : "Les vacances sont des moments hors contexte, où on est un peu des avatars de soi-mêmes, qui favorisent des rencontres qui n'auraient pas eu lieu  d'autres moments".

Le "choc amoureux"

Philippe Brenot : "Le choc amoureux, c'est vivre quelque chose d'extrêmement intense pendant quelques jours. C'est une rencontre d'abord psychologique. Des images intérieures vont se reconnaître, mais à partir de là, les courroies de transmission sont biologiques : il va se passer des choses dans l'amour que vous allez faire, des décharges d'endorphines et d'ocytocine.
Quand vous rencontrez cette même personne un mois après, c'est une autre personne. Toute cette magie de la passion est retombée".

Les invités
  • Fabienne KraemerMédecin, psychanalyste, coach, journaliste médicale, spécialiste du couple et de la nutrition
  • Philippe BrenotPsychiatre et anthropologue, directeur des enseignements de la sexualité à l’université Paris-Descartes. Auteur de Pourquoi c’est si compliqué l’amour (Les Arènes, mai 2019)
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