"Tous égaux, tous alliés" c’est le nom de la campagne de sensibilisation lancée lundi par le ministre de l’éducation nationale. Affiches dans les établissements, numéro vert, guide d'accompagnement pour les équipes pédagogiques: le gouvernement veut mettre un terme à homophobie et transphobie dans le milieu scolaire.

Pour lutter contre l’homophobie et la transphobie en milieu scolaire, le ministère de l’Education a lancé ce lundi  une campagne de sensibilisation.
Pour lutter contre l’homophobie et la transphobie en milieu scolaire, le ministère de l’Education a lancé ce lundi une campagne de sensibilisation. © AFP / GEORGES GOBET

Vous savez ce que c'est l'insulte la plus commune dans les cours d'école ?  PD...18 % des jeunes LGBT+ disent avoir été insultés ces douze derniers mois, 72 % disent que leur expérience scolaire a été mauvaise ou très mauvaise.

En ce moment partout à la télé, on voit Bilal Hassani. Il va participer pour nous à l'Eurovision, et heureusement qu'il a une personnalité bien affirmée Bilal, parce que les remarques homophobes pleuvent sur lui. Il va porter plainte, et il raconte, il l'a fait d'ailleurs sur France Inter hier, combien sa scolarité a été difficile. La cour de l'école est cruelle pour ces jeunes insultés, discriminés, ça veut dire parfois échec scolaire,  décrochage, comportement suicidaire... Le risque de suicide chez les jeunes LGBT + est quatre fois supérieur aux jeunes hétéros.

C'est pour tout ça, et parce que les signalements ont augmenté de 38 % l'an dernier, qu'une campagne contre l' homophobie et la transphobie a été lancée en milieu  scolaire. Aujourd'hui, "ça suffit" dit le slogan. Tout ça s'accompagne d’explications pour les profs notamment, parce qu'il faut savoir répondre aux jeunes brimés, moqués, discriminés, pour ne pas les voir s'effondrer. Savoir aussi parler aux harceleurs, aux ignorants, aux imbéciles. Cette période de l'adolescence c'est celle où on est plein de clichés, de préjugés, où être différent c'est un problème. Un âge où l'on se questionne, où l'on doute. C'est l'âge fragile, c'est donc important.

Posez vos questions à nos invités au 01 45 24 7000 : 

Joël Deumier, président de SOS homophobie 

Clémence Zamora-Cruz, Porte-parole de l'Inter-LGBT

Le service d'écoute et d'aide pour les victimes et témoins d'homophobie et de transphobie est joignable par téléphone au 0 810 20 30 40 ou par internet en cliquant ici

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