On l'appelle G-J 357d. Un nom un peu obscur, un peu abscons… pour désigner une exo-planète, que les scientifiques annoncent « potentiellement habitable ». Alors, filer à des années-lumière, c’est pour quand ?

Vivrons-nous un jour sur une exoplanète ? Ici, Kepler-1625b, une exoplanète orbitant autour de l’étoile Kepler-1625 dans la constellation du Cygne. Elle se situe à environ 4000 années-lumière du Système solaire.
Vivrons-nous un jour sur une exoplanète ? Ici, Kepler-1625b, une exoplanète orbitant autour de l’étoile Kepler-1625 dans la constellation du Cygne. Elle se situe à environ 4000 années-lumière du Système solaire. © AFP / RON MILLER / LEEMAGE

Il y a quelques années, ça nous aurait paru exotique, invraisemblable, science-fictionnel. Et pourtant. Depuis quelques années, les instituts scientifiques font la découverte d'exo-planètes, de « super-Terres ». Comme la NASA, qui annonçait le 7 janvier dernier avoir fait la découverte d'une exo-planète « potentiellement habitable », à quelque cent années lumières de nous...

Ce qu'il faut retenir, sûrement, dans cette annonce exaltante, c'est le potentiellement. Et se rappeler qu' « habitable », traduit en jargon scientifique, ça signifie que la température y est favorable à la présence d'eau. Pour accueillir la vie, il y a bien d'autres critères à remplir, à commencer par la présence d'une atmosphère.

Il n'est pas sûr du tout que nos envies d'espace, ou nos fantasmes de science fiction, nous emmènent coloniser ces lieux quasi-inconnus d'ici peu. Mais avouons que c'est tout de même fascinant. G-J 357d, ou encore TOI 700, ne sont que quelques-unes des 18 exo-planètes découvertes à ce jour par les astrophysiciens. 

Qu'est-ce que c'est, exactement, une exoplanète ? Comment les découvre-t-on ? 

Qu'est-ce qu’elles nous disent, ces planètes cousines ? Qu'est-ce qu’elles doivent nous apprendre ? En quoi ces potentiellement habitables peuvent, peut-être, nous aider à habiter la nôtre ?

Les invités
  • Magali DeleuilEnseignante-chercheur au laboratoire d'astrophysique de Marseille
  • Michel VisoResponsable du programme Exobiologie au Centre national d’études spatiales (CNES)
  • Sophie BécherelJournaliste scientifique à France Inter
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.