Entre sentiment d’abandon des territoires ruraux, la mise en place d’un « agenda rural » et le déploiement des maisons de services au public, Le téléphone sonne s’interroge sur l’état des services publics de nos campagnes. Mais pas seulement.

200. C’est le nombre de mesures que contient « l’agenda rural » du gouvernement, un agenda se voulant répondre aux attentes des territoires ruraux et de leurs habitants, désireux d’une amélioration de leur vie quotidienne. Pourtant, malgré cette promesse d’Emmanuel Macron, un sentiment d’abandon persiste dans nos campagnes.

Des « propositions concrètes pour permettre aux territoires ruraux de se développer dans leur diversité », telle est bien l’ambition de cet agenda rural, à travers notamment la création d’un fonds de solidarité environnementale, un pack jeunesse pour un accès facilité à la culture ou encore l‘expérimentation de la 5G. Mais dans le même temps, l’exécutif réduit les effectifs de la fonction publique et ferme les centres de proximité.

Avec toujours cette réalité qui persiste : celle des bourgs et des petites communes qui voient leurs commerces et leurs services publics disparaître peu à peu.

Alors, comment refaire vivre les services publics partout sur le territoire ? 

Préoccupation centrale des gilets jaunes, des mobilisations citoyennes et syndicales, les services publics changent aussi de visage. Dernier exemple en date, celui des bureaux de tabacs, qui ne remplissent plus seulement une fonction marchande mais aussi celle de service public : après l’achat de timbres, de billets de train ou point de relais postal pour y récupérer ses colis, on pourra bientôt aussi payer ses impôts chez son buraliste.

Mais cela facilite-t-il vraiment la vie des Français habitants des villages et des petites villes ? Cela peut-il permettre de remédier à la désertification en milieu rural ? 

A ceci s’ajoute un autre phénomène de concentration et de mutualisation, les maisons de services au public (MSAP), ces structures qui réunissent services publics, collectivités locales et opérateurs comme Pôle emploi ou la Caf.  Avec 1 350 établissements sur le territoire ce modèle n’est pas nouveau, mais tend à s’étendre dans chaque canton de l’Hexagone. L’objectif, gouvernemental encore : un total de 2 100 MSAP d’ici à 2020.

Ces structures permettent-elles vraiment d’améliorer les services rendus aux habitants ? Ces services sont-ils à la hauteur de leurs attentes et maillent-ils suffisamment le territoire ?

S’il faut les réinventer, quelles nouvelles formes leur donner ? Une privatisation progressive est-elle à envisager ? 

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Nos invités

Christine Jouhannaud, directrice adjointe du Défenseur des droits, déléguée générale à la médiation avec les services publics.

Sophie Baudet-Michel, maître de conférences en géographie à l’université Paris-Diderot.

Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales.

Gwenaël Doré, consultant et chercheur chargé de cours à l’Université Paris 13.

Les invités
  • Christine JouhannaudDéléguée générale à la médiation avec les services publics et directrice des affaire publiques du Défenseur des droits.
  • Sophie Baudet-MichelMaître de conférences en géographie à l’université Paris-Diderot
  • Jacqueline GouraultMinistre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales
  • Gwenaël DoréConsultant et chercheur chargé de cours à l’Université Paris 13.
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