L'Agence nationale de sécurité du médicament a annoncé la semaine dernière l'autorisation de mise sur le marché du baclofène dans le traitement de l'alcoolisme. Il pourra être prescrit à une dose réduite.

Le baclofène, décontractant musculaire utilisé par de nombreux alcooliques, a obtenu son autorisation de mise sur le marché
Le baclofène, décontractant musculaire utilisé par de nombreux alcooliques, a obtenu son autorisation de mise sur le marché © AFP / DAMIEN MEYER

10 ans de controverse.

10 ans de dispute acharnée. Entre les pour, les contre. Entre ceux qui voient le baclofène comme un moyen de résoudre les problèmes d'alcoolisme durablement, voire définitivement. Et ceux qui freinent des quatre fers en parlant d'effets secondaires dangereux et de manque de preuves thérapeutiques. 

Peut être que vous avez souvenir, de ce livre en 2008. Un livre d' Olivier Ameisen : "Le dernier verre". C'est par là qu'est venu le débat en France. Lui, Olivier Ameisen qui est mort depuis considère que le baclofène l'a sauvé de l'alcoolisme.  Mais c'est peut-être aussi à cause du retentissement de ce livre, que le débat n'existe qu'en France. Partout ailleurs, il n'y a pas cette autorisation de prescription pour soigner l'alcoolisme, que l'Agence nationale de sécurité du médicament vient d'autoriser chez nous.  Avec des restrictions en terme de dosage et de prescription. 

Alors qu'est-ce qu'il faut penser de cette autorisation et de ce médicament? Pas un miracle, mais une vraie solution ? Faut-il craindre les effets secondaires importants selon certains utilisateurs ? Est-ce qu'on a le recul nécessaire? Qu'est-ce que ça dit pour les autres addictions ? Est-ce qu'on peut arrêter le baclofène ? Est-ce que ça marche au fond comme la méthadone ? Quand ça marche, faut-il arrêter de boire définitivement? 

Ça vous concerne de près? Un proche ? Ça vous fait peur ou vous intrigue ce genre de méthodes ?

Avec Dominique Martin, directeur général de l'ANSM

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