C'est le témoignage déchirant de Sarah Abitbol, championne française de patinage artistique et victime de son entraîneur, qui nous amène à en parler à nouveau. Il se passe quelque chose, dans tous les milieux, en cascade : les femmes se soustraient de la honte et parlent des violences qu'elles ont subi. Enfin.

Le samedi 23 novembre, des milliers de personnes ont participé à l’appel national à la marche contre la violence sexiste et sexuelle à Paris
Le samedi 23 novembre, des milliers de personnes ont participé à l’appel national à la marche contre la violence sexiste et sexuelle à Paris © AFP / LÉO PIERRE / HANS LUCAS

Un témoignage de plus, vibrant, déchirant. C'était la patineuse Sarah Abitbol, ce matin, au micro de France Inter, qui racontait l'histoire qui a nourri Un si long silence, l'ouvrage autobiographique qu'elle publie avec la journaliste Emmanuelle Anizon. Qui disait la douleur, la honte, la difficulté, aujourd'hui encore, de parler de viol, toutes ces années après. 

Elle qui a été abusée, deux ans durant, de ses 15 à ses 17 ans, par son entraîneur sportif. Et ces mots insoutenables : « vous avez piétiné mon âme ».

Une brisure de plus, oui. Mais c'est aussi le silence qui est brisé, une parole qui se libère pour « faire exploser l'omerta », écrit Sarah Abitbol. Dans le monde du sport cette fois. 

Ses mots soulèvent la question des abus de pouvoir qui se retranscrivent sous la forme de violences sexuelles, dans toutes les sphères de la société. La question de la mémoire traumatique aussi, et la façon dont la justice doit trancher et se saisir de ces histoires de souffrance.

L'affaire Weinstein, c'était il y a près de trois ans maintenant, un tremblement de terre dans le monde du cinéma. Depuis, il y a eu la force des mots d'Adèle Haenel qui parlait des violences de Christophe Ruggia. Plus récemment encore, ceux de Vanessa Springora dans son Consentement, dénonçant celles de Gabriel Matzneff.

Le mouvement #MeToo, qui sacre le règne de la parole des victimes, n'a pas fini de se faire entendre.

Notre législation doit-elle changer ? Doit-on revoir la définition du consentement ? 

Comment aider les femmes à parler, à se libérer de la honte ? 

Toutes vos questions et vos témoignages au standard de France Inter - 01 45 24 7000 -, sur l'application France Inter et par email à l'adresse telsonne@radiofrance.com

Des renseignements pour témoigner, alerter, s'informer

La permanence du Collectif Féministe contre le Viol, Viols-Femmes-Informations : 0 800 05 95 95  

Pour plus d'informations, le site de la Fondation des Femmes et de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie

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