En Seine-Maritime, un médecin a été suspendu et mis en examen pour avoir administré à des patients en fin de vie un médicament ayant entraîné leur mort. Alors ce soir, on ouvre le débat sur la prise en charge des malades qui ne peuvent ou ne souhaitent pas finir leurs jours à l'hôpital, ou en maison de retraite.

Questions sur la fin de vie et l'accompagnement à domicile
Questions sur la fin de vie et l'accompagnement à domicile © Getty / Westend61

Mourir chez soi, auprès des siens : c'est le souhait d'une majorité de Français, lorsque l'on les interroge sur la question. Pourtant, dans les faits, c'est le cas d'une personne sur quatre seulement, beaucoup moins que chez certains de nos voisins. Preuve qu'il reste encore du chemin à faire quant à la prise en charge des soins palliatifs à domicile, et à l'accompagnement de la fin de vie. 

La mise en examen d’un médecin généraliste, au mois de décembre, a ramené cette question dans le débat public. Pour ses patients, en fin de vie, ce dernier avait fait usage du midazolam, un médicament utilisé d'ordinaire dans le milieu hospitalier, pour apaiser leurs souffrances. Il encourt, suite à la mort de cinq de ses patients, jusque 20 ans de réclusion criminelle. 

Suite à cette affaire, nombre de ses confrères ont fait part de leur soutien, dénonçant l’hypocrisie qui entoure la prise en charge de la fin de vie. Certains médecins estiment que la loi Clays-Léonetti de 2016 – qui prévoit la possibilité d’une sédation profonde à domicile - ne suffit pas, et qu’on « meurt mal » en France. Ils ont interpellé leur ministre de tutelle, Agnès Buzyn, qui a annoncé la conduite urgente de travaux sur la question. 

Quelle pourrait être la réponse gouvernementale ? Que peut-on attendre des travaux commandés par Agnès Buzyn ? 

Quels sont les obstacles à la fin de vie à domicile ? Que dit la loi ?

Toutes vos questions et vos témoignages au standard de France Inter - 01 45 24 7000 -, sur l'application France Inter et par e-mail à l'adresse telsonne@radiofrance.com 

Avec nous pour en parler

Docteur Véronique Fournier, présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie

Docteur Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France

Un cours en ligne pour s'informer sur la fin de vie, ses modalités

Le Centre pour les soins palliatifs et la fin de vie propose un cours en ligne (MOOC) pour mieux comprendre et s'informer sur la fin de vie. Retrouvez-le ici.

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