L'époque où les joueurs ne faisaient que taper dans un ballon semble révolue : désormais, ils n'hésitent plus à partager les causes qui leur tiennent à cœur. En témoigne cette compétition d'Euro 2021.

La politique s'est invitée dans l'Euro 2021 de football : genoux posés à terre contre le racisme, utilisation de la compétition (éclairage aux couleurs LGBT, brassards arc-en-ciel) pour dénoncer une loi hongroise homophobe... Pour certains, c'est une erreur : les joueurs n'ont pas à s'exprimer, les deux sphères doivent rester hermétiques. 

Pourtant, la politique et le sport n'ont jamais été totalement opposés : on peut remonter jusqu'aux Jeux Olympiques de 1936 pour s'en convaincre... Les sujets qui mobilisent les footballeurs sont aussi sociaux (racisme, homophobie) que politiques (choix de faire du Qatar l'hôte de la Coupe du monde de 2022). Mais est-ce bien leur rôle de parler de ces causes ? 

  • Compartimenter sport et politique, n'est-ce pas priver ces causes défendues d'une visibilité susceptible de leur faire faire un pas de géant ? 
  • L'engagement des footballeurs dénote-t-il une prégnance nouvelle des questions de société dans ce milieu ou est-il seulement rendu plus visible par les réseaux sociaux ?
  • Sont-ce les joueurs qui sortent de leurs attributions ou bien l'UEFA et la FIFA qui sont en retard ?

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Avec nous pour en parler

  • Carole Gomez est directrice de recherche à l’IRIS, spécialiste de géopolitique du sport.
  • Paul Dietschy est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne Franche-Comté et spécialiste de l’histoire du football.
Les invités
  • Carole Gomezchercheur à I'IRIS, chargée des questions liées à l'impact du sport sur les relations internationales
  • Paul DietschyProfesseur d’histoire contemporaine à l’université de Franche-Comté
L'équipe