L’inscription aux concours de recrutement de personnels enseignants du second degré débute cet automne et le nombre de candidats est en baisse depuis 20 ans. Allons-nous manquer de professeurs à la rentrée prochaine ?

Risque-t-on une pénurie de profs à la rentrée ?
Risque-t-on une pénurie de profs à la rentrée ? © Getty / skynesher

Les écoles primaires, collèges et lycées manquent de professeurs. Certaines matières, dans les collèges et lycées, peinent à recruter. Le manque d’enseignants en mathématiques, allemand ou encore en lettres classiques et en technologie, poussent les établissements à employer plus de contractuels peu qualifiés. 

Depuis 2008, avec l’annonce de la réforme de la mastérisation des enseignants, un niveau licence ne suffit plus pour se présenter aux concours. Un niveau Bac+4 est désormais demandé, ce qui a eu pour effets de faire chuter les candidatures aux concours de l’enseignement. A partir de 2022, il est prévu que les concours deviennent accessibles uniquement à ceux justifiant d’un Bac+5.

En 20 ans, le nombre d’inscrits pour l’Agrégation, le Capes, le Capeps et le Caplp a diminué de moitié. Les concours de l’enseignement sont-ils devenus trop difficiles, contraignants ? Est-ce le métier d’enseignant qui n’attire plus ? Peut-on parler de « crise de la vocation » ? Comment rendre les métiers de l’enseignement plus attractifs ?

Retrouvez le témoignage de Caroline, professeur des écoles qui, face au manque de moyens a quitté son poste après un mois d'enseignement : "L'école inclusive c'est bien, quand on a les moyens de créer une école inclusive, tous les élèves ont à gagner d'être tous ensemble".

Outre les difficultés du métier nous reviendrons également sur les différences entre la formation théorique et l'activité pratique des professeurs, avec le témoignage de Louis, en reconversion professionnelle pour devenir enseignant: "Je me suis retrouvé en stage dans les zones dites difficiles et malgré les conditions de travail difficiles, j'ai été convaincu par ce métier. J'ai voulu persévérer dans ce métier que j'ai vraiment adoré. J'ai décidé de passer le Capes d'histoire-géographie. Et je me retrouve confronté à une charge de travail assez conséquente, des nouvelles épreuves avec une réforme aux contour flous... Ce que je fais là est très différent de ce que j'ai fais en classe".

Retrouvez l'intégralité des témoignages dans l'émission.

Les invités
  • Corinne HeckmannAnalyste à la Direction de l'Education de l'OCDE
  • Elisabeth Allain-MorenoSecrétaire nationale SE- UNSAen charge des questions de carrière des personnels et de qualité de vie au travail
L'équipe