Neuf mois de procès historique intégralement filmé. 20 accusés dont Salah Abdeslam, seul survivant des commandos terroristes. 1800 parties civiles représentées par 300 avocats qui pour certaines attendent des explications.

Représentation d'audience de Salah Abdeslam, principal suspect des attentats du 13 novembre 2015, Palais de Justice, Paris, 8 septembre 2021
Représentation d'audience de Salah Abdeslam, principal suspect des attentats du 13 novembre 2015, Palais de Justice, Paris, 8 septembre 2021 © AFP / BENOIT PEYRUCQ

Alors c'est maintenant. Le temps de procès. Pour les 130 personnes qui sont mortes. Pour les milliers de blessés et leurs familles. Pour nous tous, qui avons été très touchés émotionnellement le 13 novembre 2015. 

Mais c'est aussi le temps du procès pour les 14 personnes jugées .14 six absents dont cinq présumés morts. 

Ce procès est un défi logistique pour la justice. Un défi pour l'institution judiciaire. Ce procès, c'est aussi beaucoup d'ombres au dessus des prévenus et sur le rôle précis, de chacun. 

Et dans 9 mois?  Est-ce que les victimes, est-ce que les familles, en sauront plus que tout ce que nous savons déjà? Est-ce qu'un procès peut délier les langues d'accusés parfois mutiques. Le sait- on ? Est-ce que l'effet catharsis a forcément lieu ? Il y aura des moment de pure tension, très lourds à gérer. Il y aura des colères, des questions en suspens. Des moments d'ennui et de frustration sans doute.

Les invités
L'équipe