Vénus est souvent présentée comme la jumelle planétaire de notre Terre. Pourtant à sa surface, rien n'est comme ailleurs, et les planétologues cherchent encore à comprendre pourquoi.

La planète Vénus, 2020
La planète Vénus, 2020 © Maxppp / ESO / M. Kornmesser & NASA / JPL / Caltech / HANDOUT / EPA

Vénus a été la planète privilégiée du début de l'exploration spatiale : proche de la Terre, avec des dimensions similaires, elle suscitait de nombreux espoirs quant à la chance de trouver des traces de vie extra-planétaires. Mais les scientifiques ont vite déchanté.

Le record de survie d'une sonde à la surface de Vénus : 56 minutes

Sur place, une chaleur infernale et une atmosphère lourde, acide, saturée en dioxyde de carbone. Aucun des éléments qui permettent le développement de la vie comme on la connaît sur Terre. Pourtant on a des raisons de penser qu'il n'en a peut-être pas toujours été ainsi. C'est pour cela que, 30 ans après la mission Magellan, la NASA et l'ESA ont récemment déclaré vouloir y retourner d'ici 2030, grâce aux missions Veritas et EnVision. 

L'objectif : comprendre pourquoi Vénus est devenue ce qu'elle est, et à quel point elle a pu ressembler à la Terre par le passé. Pour y parvenir, les deux missions chercheront à la fois des traces d'une potentielle activité volcanique, autant que des traces d'un passage de l'eau sur la planète.

Avec : 

  • Alice Le Gall est planétologue à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et chercheuse au LATMOS.
  • Sylvain Bouley est planétologue à l'université Paris-Saclay et président de la Société Astronomique de France.

Ensemble, ils font le tour de nos connaissances sur l'étoile du berger et nous parlent des attentes autour de ces futures missions vénusiennes.

La programmation musicale 

  • Emily LOIZEAU Renversé 
  • Damon ALBARN Polaris 
  • Alain BASHUNG Venus
L'équipe