Virus émergeant et épidémie sont des sources d'angoisses pour lesquelles nous ne réagissons pas tous de la même façon. Cette période d'incertitude accroît les émotions négatives ou les troubles anxieux, et en devient un enjeu de santé mentale.

La peur face au coronavirus
La peur face au coronavirus © Getty / Arman Zhenikeyev

Nous en parlons avec Jocelyn Raude, maître de conférences en psychologie sociale au Département des Sciences Humaines et Sociales de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (Rennes) et chercheur à l'unité des Virus Emergeants à Marseille.

Les premiers épidémiologistes qui ont étudié les virus émergeants ont remarqué qu’il n y a pas de cohérence entre la manière dont les gens perçoivent les risques et la dynamique des virus. Le virus émergeant nous fait plus peur alors que le tabagisme fait moins peur.  On vit avec ce risque qui ne nous inquiète pas alors que les risques incertains sont anxiogènes.

Pourtant, les maladies qui font le plus de victimes dans les sociétés européennes ne sont pas celles qui nous inquiètent le plus. Le tabagisme, l’alcoolisme, le manque d’activité physique sont à l’origine de dizaines de milliers de décès prématurés chaque année en France.

Par ailleurs, nous ne sommes pas fait pour vivre en situation d’isolement social. Les premières données montrent un accroissement sensible des émotions négatives, comme la peur, la colère ou la frustration.

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