Le coronavirus nous rappelle que les maladies contagieuses ont depuis toujours accompagné l'Histoire de l'humanité en décimant les populations. Les premières maladies infectieuses qui ont marquées l'Histoire remontent à l'Antiquité. Les épidémies du passé peuvent-elles nous éclairer sur la situation actuelle ?

Rue de l'Hôtel de ville pendant la peste de Marseille de 1720, France. Ce que les épidémies du passé nous apprennent de la situation actuelle.
Rue de l'Hôtel de ville pendant la peste de Marseille de 1720, France. Ce que les épidémies du passé nous apprennent de la situation actuelle. © Getty / API/Gamma-Rapho

Anne-Marie Moulin est médecin, philosophe, elle est directrice de recherche émérite au CNRS.

Elle est auteure de "Le médecin du Prince" (ed. Odile Jabob)

Les épidémies se sont développées au néolithique lorsque les populations de chasseurs-cueilleurs ont peu à peu abandonné le nomadisme pour se sédentariser, développer l’agriculture et vivre en contact avec les animaux. En changeant leur mode de vie, les Hommes préhistoriques ont vu émerger de nouvelles maladies et les toutes premières épidémies. 

La majorité des germes de nos maladies résultent de la mutation des germes animaux qui affectaient les animaux domestiqués comme le bœuf, le mouton, la chèvre, le porc et le chien. Le bœuf à lui seul est un important pourvoyeur d’épidémies dont la variole, la lèpre, la tuberculose, les salmonelloses, le ténia ou la typhoïde. 

Pendant l'Antiquité, les Hommes ont aussi fait face à des épidémies qui duraient souvent plusieurs années.

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