Depuis le 1er mars, un nouveau label énergie européens apparait sur les étiquettes des produits vendus en ligne et en magasin. Mode d’emploi

A gauche l'ancien, à droite le nouveau label énergie européen (avec le QR code)
A gauche l'ancien, à droite le nouveau label énergie européen (avec le QR code) © Source: EC - Audiovisual Service

Depuis 1995, les consommateurs ont pris l'habitude de tenir compte de ces labels lorsqu'ils achètent un lave-vaisselle, d’un frigidaire, ou d’un téléviseur. Pour les fabricants, c’est devenu un argument marketing, sauf que ces labels ne sont pas très fiables : en plus des lettres A, B, C, D. les signes  s’accumulent sur l’étiquette énergie. Depuis des années, on explique que la classe A est la plus économe,  en fait, (les 3/4  des acheteurs l’ignorent) un réfrigérateur ou un congélateur  classé A est déjà considéré comme le pire appareil du marché. C’est l’équivalent d’une classe D. Face aux plaintes répétés des associations de consommateurs. La commission européenne vient de faire le ménage. 

Du neuf sur l'étiquette énergie  

Alors ce n’est pas une révolution, plutôt une simplification. Ces étiquettes restent telles qu’elles étaient, mais on reprend l’échelle de classement qui va de A à G. Fini les classes A .  Résultat : un téléviseur étiquette  A peut devenir un produit de classe C. A vrai dire, on ne verra plus beaucoup d’appareils avec un label A dans les prochaines années : la classe A est conçue pour rester vide, comme une incitation pour les fabricants à innover. De même les instances européennes ont décidé que ces échelles seront évolutives, dès que 30% des appareils seront classés A. Une façon de pousser les fabricants à continuer d'innover pour améliorer la performance environnementale de leurs produits. Depuis le 1er mars ces nouvelles étiquettes s’appliquent aux téléviseurs et aux écrans, aux réfrigérateurs et congélateurs, aux lave-linge et sèche-linge, aux lave-vaisselle et aux produits d'éclairage.

Quelles retombées attendues ? 

La Commission européenne chiffre l'économie à 167 Terra watt heure chaque année d'ici 2030, autant que la consommation annuelle d'énergie du Danemark.  Ces labels font partie d'un ensemble plus large de mesures  qu’on appelle l'écoconception. Les fabricants de machines à laver et de réfrigérateurs seront  obligés de fournir aux réparateurs des pièces de rechange essentielles pendant 10 ans. Plus important encore, ils doivent prévoir la réparabilité, par exemple en assurant un démontage plus facile de leurs produits. Autre nouveauté : ces étiquettes seront dotées d'un « QR code ». En le scannant avec leur smartphone, les consommateurs obtiendront des informations complémentaires sur les produits. Des informations que les fabricants auront préalablement rentrées. Une vaste base de données qui accessible à tous les Européens depuis janvier 2021.

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