Sur le podium des perdants, le Royaume Uni, l'Allemagne et la France. Côté gagnants, la Chine et surtout les Etats Unis

Manifestation de pêcheurs britanniques contre l'accord de sortie de l'UE négocié par Theresa May.
Manifestation de pêcheurs britanniques contre l'accord de sortie de l'UE négocié par Theresa May. © AFP / ANDY BUCHANAN / AFP

Une étude de la fondation allemande Bertelsmann chiffre le coût du Brexit à long terme.  Une étude à regarder avec prudence,  vu le flou sur les conditions du divorce. Premiers perdants, l'Allemagne, la France, les Pays Bas... Sans surprise, les régions les plus proches de la façade britannique, comme les Hauts de France, la Bretagne, la Normandie ont le plus à perdre. Avec un Brexit sans accord, les pêcheurs français vont ainsi perdre 80% des zones de pêche, situées dans les eaux territoriales britanniques. Dans le secteur de l'industrie, un no deal va peser particulièrement lourd en Allemagne, sur les régions de Francfort et Stuttgart, mais aussi en Roumanie, haut lieu de l'industrie automobile. En France, il y aurait un effet Airbus en Midi Pyrennées, mais l'un des pays qui va payer le plus lourd tribut, (en dehors du Royaume Uni) c'est l'Irlande, très lié depuis toujours à son voisin. Un Brexit dur coûterait aux irlandais 720 euros par personne calcule l'institut Bertelsmann.  A noter que si Bruxelles et Londres parviennent à un accord, la facture du Brexit serait divisée par deux. 

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