La France est vice-championne d'Europe en terme de taxes sur les carburants

Le prix des carburants est parmi les plus élevés en Europe
Le prix des carburants est parmi les plus élevés en Europe © AFP / FRED TANNEAU / AFP

Le litre de gazole vaut 1,51 euros en France. C'est l'un des prix est les plus élevés de l'UE : 9 centimes de plus en moyenne que chez nos voisins selon les données compilées par la commission européenne

La France se classe 6ème parmi les pays où le diesel coûte le plus cher

La palme du diesel le moins cher au Luxembourg : 34 centimes de moins que dans les stations-service françaises. Moins cher également le prix du carburant en Espagne et en Allemagne... En revanche Faire le plein de gazole revient plus cher en Suède, en Norvège et en Italie, mais également en Belgique et, si vous prenez l’Eurostar, au Royaume Uni. 

La France est aussi le 7ème pays d'Europe où le sans plomb 95 coûte le plus cher à la pompe...  Mieux vaut donc faire le plein en Belgique, en Espagne ou au Royaume Uni. A l'inverse le plein d'essence revient encore plus cher en Allemagne, en Italie et aux Pays Bas. 

Alors que le cours du pétrole est censé être le même pour tous, ce qui fait la différence d'un pays à l'autre, ce sont essentiellement les taxes.  En France, la TICPE (la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) et sa composante carbonne, s'ajoutent à la TVA. Ces taxes représentent 57% du prix d'un litre de gazole à la pompe. 

La France est vice-championne des taxes sur le gazole  juste derrière le Royaume Uni. En France, le fisc prélève davantage qu'en Allemagne, en Espagne ou en Autriche... Quant à l'essence sans plomb, la France est le 3ème pays qui taxent le plus, derrière les Pays Bas et la Grèce. 

Quelle efficacité écologique ? 

D’abord c'est un impératif européen : en 2020, 10% de tous les prélèvements obligatoires (taxes, impôts) doivent être verts dans l'UE. Précurseurs, les pays scandinaves, dès les années 90, la Suède a mis en place une taxe carbone très élevée pour les entreprises et les particuliers. En contrepartie elle a fait plus que compenser ces taxes par des baisses d'impôts et de cotisations. C’est moins le cas en France, où les taxes vertes se concentrent sur les automobilistes. Selon Benjamin Fremaux dans la note de l'institut Montaigne Macron, les 12 mois de Jupiter, "très peu a été fait à ce stade pour rendre la transition énergétique socialement acceptable, y compris pour les ménages les plus modestes. Il peut y avoir un rejet notamment dans les zones rurales et les zones les plus défavorisées, pourtant les plus impactées par le changement climatique".

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