Des listes qui regrouperaient à l'échelle de toute l'UE des candidats français, polonais, italiens.

L'idée de listes transnationales, chère à Emmanuel Macron, n'a pas recueilli de majorité au Parlement européen à Strasbourg.
L'idée de listes transnationales, chère à Emmanuel Macron, n'a pas recueilli de majorité au Parlement européen à Strasbourg. © AFP / FREDERICK FLORIN

Attribuer en 2019 une partie des 73 sigèes laissés vacants apr les députés britanniques et créer une   circonscription à l'échelle de toute l'Europe, où chaque électeur allemand, italien ou néerlandais voterait pour les mêmes candidats. Emmanuel Macron défend l'idée en septembre dans son discours de la Sorbonne.

Le sujet fait débat au parlement européen

L'idée n'a pas recueilli de majorité à Strasbourg : le centre droit, majoritaire dans l'hémicycle européen a voté en bonne partie contre la proposition. De même, les eurosceptiques mais aussi les élus des petits Etats. Selon eux, les candidats de ces listes supra nationales n'auraient aucun intérêt à faire campagne dans des pays comme l'Estonie ou Malte car ils y obtiendront peu de voix explique la députée tchèque M. Stojdrova. 

Le projet est il enterré ?   

Pas tout à fait car ce vote n'est que consultatif : le dernier mot revient aux 27 chefs d'état et de gouvernement, mais eux non plus ne sont pas vraiment partants. C'est donc un revers symbolique pour Emmanuel macron. Autre signal négatif : les eurodéputés ont approuvé massivement un principe qu'il dénonce : la méthode des "Spitzenkandidat". Ce terme allemand désigne une nouvelle méthode pour désigner le président de la Commission. Elle force les chefs d'états et de gouvernement européens à choisir à ce poste le chef de file du parti arrivé en tête aux élections européennes. Premier a en avoir bénéficié, le chrétien démocrate Jean Claude Juncker en 2014.  

Une méthode qui avantage les grands partis traditionnels, comme le PPE, le parti de centre droit qui a remporté toutes les élections européennes depuis 20 ans. Ce sera beaucoup plus difficile pour un mouvement comme celui d'Emmanuel Macron : En marche n'a pas d'équivalent chez nos voisins européens... Difficile dans ces conditions de se faire entendre au parlement européen. Emmanuel Macron a du pain sur la planche pour peser vraiment sur cette scène politique européenne.

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