La Commission va pré acheter 300 millions d'euros du futur vaccin Pfizer et son partenaire allemand BioNTech.

La course aux vaccins est lancée. La Commission est en pourparler avec 6 laboratoires pharmaceutiques. Condition sine qua non : produire dans l'UE
La course aux vaccins est lancée. La Commission est en pourparler avec 6 laboratoires pharmaceutiques. Condition sine qua non : produire dans l'UE © AFP / GARO / Phanie / Phanie via AFP

L'annonce des résultats d'un potentiel vaccin du laboratoire Pfizer a provoqué une vague d'euphorie sur les places boursières. Il ne s'agit que de résultats préliminaires mais Pfizer prévoit 50 millions de doses dès cette année dans le monde. La course aux vaccins est lancée.  A qui seront ils vendus en Europe ? 

En tout cas, les européens devraient être parmi les premiers à recevoir leurs commandes. La Commission européenne négocie avec 6 laboratoires pour réserver des doses. 3 accords sont déjà signés, 3 sont en négociation très avancé. L'exécutif approuvera demain le contrat de préachat avec Pfizer pour 300 millions de doses. À titre de comparaison, le Japon a signé pour 120 millions de doses, le Royaume uni pour 30 millions. Un des critères c'est que le vaccin soit produit en Europe. Dans le cas de Pfizer, l'usine est en Belgique. 

Qui va homologuer le futur vaccin ? 

C’est l'Agence européenne du médicament, basée à Amsterdam, A elle d'autoriser la mise sur le marché. Elle évalue je cite "la qualité, l'innocuité et l'efficacité" du vaccin. Dans le cas de Pfizer, cet examen est déjà en cours. Il se fait au fil des résultats pour gagner du temps. Il faudra ensuite attendre le feu vert de l'agence du médicament pour le commercialiser en France. 

Quels critères de distribution ? 

La distribution se fera au prorata de la population, dans le cas de Pfizer, la France peut compter sur environ 44 millions de doses (sachant qu'il en faut 2 par personnes), l'exécutif européen promet un accès équitable et à un prix abordable.  Les premières lignes seront vaccinés en premier, professionnels de santé, mais aussi les personnes à risque de formes graves, les plus de 65 ans, Bruxelles préconise aussi de vacciner en priorité les travailleurs essentiels, enseignants, agriculteurs, personnels des abattoirs et  ceux qui n'ont pas la possibilité de se confiner, en prison ou dans les camps de réfugiés. En France, c'est à la haute autorité de Santé de réfléchir à la question. 

L’enjeu des fake news

Les fausses informations fusent dans tous les sens sur la toile ... Le ministre de la Santé, Olivier Véran rappelle que ce vaccin sera proposé si et seulement il est démontré qu'il est efficace et sur. mais les français sont les plus sceptiques. A peine la moitié des personnes interrogées par l’institut de sondage Ipsos envisage de se faire vacciner en France, loin derrière le Royaume Uni (ils sont 80%), l’Allemagne et l’Italie.

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