Comment améliorer la qualité de l'air ? Exemples à Copenhague, Rotterdam et Cracovie

A Copenhague, le cycliste est roi
A Copenhague, le cycliste est roi © AFP / ALEXEY KUDENKO / SPUTNIK

A Copenhague, le cycliste est roi : pour relier le cœur de la capitale danoise aux 13 villes de banlieues. Huit autoroutes cyclables ont été construites en 20 ans. Sur ces trajets de 10 à 15 km, les pistes sont larges, les vélos peuvent se doubler. A tous les croisements, la priorité est donnée aux cyclistes. Les feux de signalisation s'adaptent au vélo et, à vitesse constante, le cycliste peut rouler sans rencontrer des feux rouges. On trouve des stations-services équipées de rustines, de pompes à vélo et d'aires de repos pour cyclistes fatigués. Copenhague table sur un million de trajets voitures en moins. Dans le centre-ville, le trafic des vélos a dépassé celui des automobiles. La pollution de l'air a été réduite de 40% en 15 ans. Il est vrai que c'est aussi en bonne partie grâce au chauffage urbain, 90% des habitants de Copenhague sont connectés au réseau. 

Rotterdam et le péage positif 

On connait les péages urbains. Rotterdam a choisi de faire l'inverse : elle récompense ses habitants lorsqu'ils laissent leurs voitures au garage. Objectif de ce péage positif, vider les axes routiers encombrés. Les automobilistes qui évitent les heures de pointe, changent leur trajet ou leur mode de transport, gagnent 3 euros par trajet évité. Ce sont les radars routiers qui contrôlent qui doit être ainsi récompensés. Et ça marche, le trafic a baissé de 6% principalement parce que les automobilistes changent d'horaire et font du télétravail. En France la ville de Lille a voulu tester ce péage positif, mais la CNIL, la commission nationale de l'informatique et des libertés le lui a interdit pour éviter que les radars ne connaissent tous nos trajets. 

Cracovie, championne de la lutte anti smog 

La ville polonaise est l’une des plus polluées d’Europe. En cause le charbon : le smog sévit particulièrement l'hiver au moment où le chauffage fonctionne à plein. Poussée par ses habitants, la municipalité a pris la tête de la lutte contre la pollution en Pologne. Depuis le 1er septembre, les vieux poêles sont interdits. Sur 30 000 poêles à bois ou à charbon, la plupart obsolètes, 80% ont été remplacés, la ville finance à 100% en 3 ans. Dans la foulée,  7 autres villes ont des plans pollutions similaires. Mais ça ne servira à rien, tant que les voisins ne se décideront pas à en faire autant, comme la pollution ne connait pas de frontière, il faut aussi convaincre la Silésie, la république tchèque ou la Slovaquie. 

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