Suédois, Maltais, Néerlandais, les bons élèves de la classe, les Français à la traîne

À peine un quart des lyçéens français atteignent le niveau de compréhension attendu à l’oral. C'est 20 points de moins que la moyenne en Europe. Les bons élèves en langues, ce sont les Suédois, les Néerlandais et les Hongrois selon l'enquête Survey Lang, sur les compétences linguistiques menée par la Commission européenne en 2011.  82% des Suédois et des Maltais sont capables de se débrouiller en anglais dans la vie courante, contre à peine 14% des Français. Les Britanniques sont encore moins bons : à peine 9% sont capables de se débrouiller à peu près correctement dans une autre langue que la leur. 

Dans les pays scandinaves et les pays de l'est : l’apprentissage dès le primaire 

Primordial à un âge où l'oreille peut encore apprendre des sons nouveaux. Ce choix remonte aux années soixante et soixante-dix dans la plupart des pays européens.  En France cet apprentissage précoce des langues date de 2002. Deuxièmement, la formation des professeurs d'école primaire : la plupart n'ont pas fait d'étude de langue (ce sont des généralistes), or ils sont globalement moins formés qu'ailleurs, 80% des professeurs des écoles français n'ont pas eu de formation spécifique en langue depuis 5 ans. 

Enfin certains pays développent l'apprentissage des disciplines en langue étrangère, ce qui favorise la pratique. En Italie 100% des établissements scolaires enseignent une matière comme la physique, les mathématiques ou la géographie en anglais. En France à peine 10%. 

40 ans de retard à rattraper 

Les jeunes Français pratiquent peu, or une langue étrangère s'apprend autant sur les bancs de l'école, qu'en dehors : autrement dit en regardant la télévision, dans la vie de tous les jours, en allant acheter son pain ou sur les réseaux sociaux. En suède, comme aux Pays Bas, les programmes étrangers à la télé ne sont pas traduits, ils sont en général diffusés en anglais sous-titré, ce qui n'est pas le cas en France, où la VF domine.

La moitié des pays européens imposent obligatoirement l'anglais à l'école. En France ce n'est pas le cas. "Langue et identité sont intimement liée, souligne le CNES Co dans son rapport. La défense de la langue française, de son statut international explique ce refus du multilinguisme, selon les chercheurs. Cela dit aujourd'hui la France commence à rattraper lentement son retard : c'est le pays d'Europe qui propose le plus d'heures de cours de langue à ses élèves. Comme dans beaucoup de pays, beaucoup d'enfants et d'adolescents regardent désormais leurs vidéos sur les réseaux sociaux, sur YouTube etc. Des vidéos le plus souvent accessibles uniquement en version originale... 

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