La pénurie de semi conducteurs freine la production de voitures, de consoles de jeux ou de portables.

Semi conducteur fabriqué par l'allemand Infineon, leader mondial du marché des composants de carte à puce.
Semi conducteur fabriqué par l'allemand Infineon, leader mondial du marché des composants de carte à puce. © AFP / ANDREAS GEBERT / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Aux Etats unis, le président Joe Biden convoque un sommet virtuel avec tous les géants du secteur. Quelles sont les conséquences de cette pénurie en Europe ?

Une puce vous manque et les chaines d’approvisionnement se bloquent car ces micros processeurs sont indispensables dans les jeux vidéo.   La pénurie ralentit les livraisons de de la nouvelle Play station 5 de Sony. Il en va de même pour les smartphones, les ordinateurs, l'électro-ménager ou l’aéronautique, mais surtout dans les tableaux de bord des voitures. Première touchée l’industrie automobile, où des chaines de montage de la Peugeot 308 sont à l’arrêt depuis 3 semaines à Sochaux.

Boom de la demande, chaines d’approvisionnement chamboulées

Il y a d'abord un boom de la demande, les consommateurs se sont rués sur les ordinateurs pour travailler de chez eux.... Deuxième raison, le corvidé chamboulées chaine d’approvisionnement, les usines s'arrêtent puis reprennent, or elles ont peu de marge de manœuvre en cas de pic, il y a très peu de stock, actuellement, il y a un  goulot d’étranglement, c'est pour ça que l'automobile est en difficile. Constate certains économistes .... De plus la production de puces électroniques est concentrée entre les mains d'un nombre très restreint de fabricants à Taiwan, en Corée et aux Etats unis. A cela s'ajoute la guerre commerciale Etats unis / Chine. Par crainte des sanctions commerciales américaines, le géant chinois Huawei a constitué des stocks considérables. 

Micro-électronique : un airbus européen ?

L'Europe, elle aussi, dépend fortement de ces fabricants : de 30% dans les années 90, les entreprises européennes de micro processeurs ne représentent plus que 10% du marché mondial, même s'ils grignotent à nouveau des parts de marché. Consciente du problème, l’Italie vient d’empêcher un géant chinois de mettre la main sur l'un de ses équipementiers. Le sujet est jugé stratégique à Rome, Berlin, ou Paris, trois pays qui ont en commun leur industrie automobile.  Le commissaire européen au digital Thierry Breton veut  enrayer le déclin de l'Europe en la matière, et doubler la production européenne d’ici 10 ans. La Commission européenne propose de lancer une Alliance européenne, un Airbus de la micro-électronique : « avec 3 centres de recherche et développement, l'Europe a dit il les capacités de le faire ». Encore faut-il que la volonté politique soit au rendez-vous. Pour l'instant le sujet fait consensus : 20 pays dont la France s’engagent à collaborer.  Selon Isabelle Mejean, professeur d'économie à l’Ecole Polytechnique «il y aurait une logique à se renforcer sur ce type de produits, indispensable pour les innovations des vingt prochaines années, dans l'intelligence artificielle », Or la crise du COVID le prouve, dans la mondialisation, ce type de fragilité existe partout. Il va donc falloir choisir entre les principes actifs indispensables au vaccin, le paracétamol, ou la fibre optique, ce que l’Europe doit relocaliser.  

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