Sous pression de certains Etats, l'Agence européenne du médicament doit rendre son avis sur le premier vaccin au plus tard le 29 décembre 2020

L'Agence européenne indépendante du médicament basée à Amsterdam, chargée de valider l'autorisation de mise sur le marché européen de tous les médicaments,
L'Agence européenne indépendante du médicament basée à Amsterdam, chargée de valider l'autorisation de mise sur le marché européen de tous les médicaments, © AFP / Martin Bertrand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

L’Europe semble prendre son temps. Ce matin Berlin s'agace : l'Allemagne vient de durcir son confinement. Son ministre de la santé  l'affirme : l’autorisation de vacciner sera délivrée avant Noel. La pression s'accentue sur l'Agence européenne du médicament ... une agence indépendante basée au pays bas. C'est à ses scientifiques qu'il revient d'accorder les autorisations de mise sur le marché européen pour tous les médicaments Ce n'est qu'après son feu vert que les Etats pourront acheter le nombre de doses qui correspond à leur population. Pour gagner du temps, elle étudie les résultats des laboratoires pharmaceutiques quasi en temps réel. Travail accéléré mais encadré affirme Bruxelles.  Ce matin on conseille de garder la tête froide. L’homologation du vaccin fabriqué par Pfizer et l'allemand Bio n Tech est attendue au plus tard le 29 décembre. . Mais à l'approche des fêtes, beaucoup s'impatiente,  En Belgique, comme en Espagne, le top départ de la vaccination est d'ores et déjà annoncé pour le 4 ou le 5 janvier. Même si dans un premier temps il n'y en aura pas assez pour tout le monde. 

Des vaccins gratuits 

Tous les Etats vaccineront en priorité les personnels de santé et les résidents des maisons de retraite.  Puis seulement après les plus de 65 ans qui vivent chez eux et les personnes à risques. Enfin, mais sans doute seulement au printemps, le reste de la population. La Commission européenne négocie directement avec les laboratoires pharmaceutiques pour que tout le monde soit livré en même temps, C'est une première. Objectif : faire le poids face à la Chine et aux Etats Unis. On se rappelle que l’ex président américain Donald Trump a tenté d'acheter pour son pays l'exclusivité de certains vaccins. Ce sont les livraisons de médicaments qui dictent le tempo, et il y a fort à parier que les grands pays (l'Europe par exemple) seront livrés avant les petits. Bruxelles a donc commandé tous vaccins confondus, 2 milliards de doses. Les Etats règleront la facture 

A chaque pays sa feuille de route pour vacciner 

En général elle s'appuie sur les structures sanitaires existantes, on se fera vacciner chez son médecin de famille ou en pharmacie. D'autres comme l'Allemagne vont ouvrir des centres de vaccination. Objectif : vacciner plus vite, mais aussi stocker plus efficacement les vaccins dont certains se conservent à moins 70 degrés. Le gouvernement allemand prévoit d’ouvrir 400 centres dans tout le pays, dans des gymnases, des mairies, des auberges de jeunesse, les halls des aéroports berlinois de Tegel et Schoenefeld. Une chose est sure : en Europe, personne ne sera obligé de se faire vacciner. C’est un acte volontaire et quasiment partout le vaccin sera gratuit.

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