Ouvrir le transport voyageurs à la concurrence sur les lignes nationales et régionales, objectif du plan de réforme de la SNCF

L'ouverture à la concurrence, un sujet compliqué
L'ouverture à la concurrence, un sujet compliqué © Maxppp / Le Parisien / Olivier Boitet

Selon l'ancien PDG d'Air France Jean Cyril Spinetta auteur d'un rapport  sur ce sujet : 

"la concurrence est une réalité à peu près dans tous les pays européens qui nous entourent sur le transport ferroviaire. Ce sera une réalité en France en 2020, 2021, 2022, ça dépendra des décisions prises par les régions"

La concurrence est ouverte chez presque tous nos voisins. Vrai ou Faux ? 

Plutôt vrai. Sans attendre les directives européennes, une dizaine de pays a déjà sauté le pas, mais chacun à sa façon :  

En 2010 la Suède est devenu le premier pays d'Europe à libéraliser l'ensemble de ses lignes, la Pologne, la République tchèque, l'Autriche.  l'Italie a ouvert quelques lignes nationales à grande vitesse : on compte 2 opérateurs en plus de Trenitalia, l'opérateur public italien. 

En Allemagne ce sont principalement les lignes régionales qui sont concernées : un quart des lignes. La Deutsche Bahn, l'entreprise publique allemande garde le contrôle des voies et des gares. Elle est en situation de quasi monopole sur la grande vitesse. 

Enfin au Royaume Uni, British Rail a été privatisé il y a un quart de siècle. Aujourd'hui 25 compagnies exploitent les trains britanniques.

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