Le baccalauréat fait des émules. Des différences sur le contrôle continu ou les matières.

Bacheliers à Nantes
Bacheliers à Nantes © AFP / ALAIN LE BOT / PHOTONONSTOP

Si on le supprimait, ce serait aller à contre courant de la tendance générale, car de plus en plus nos voisins organisent  des examens  du même type que notre bac à la fin du secondaire...  le nombre des pays de l’OCDE a quasiment doublé en quinze ans. Autour la Belgique francophone, l’Autriche ou la Norvège s'y sont mis depuis l'an 2000. En Allemagne, les 16 Länder, les Grandes régions ont décidé de se plier à un examen centralisé avec des épreuves communes en math, anglais et allemand. Ce mouvement se fait à la demande des parents, des entreprises et des universités. Car ce type d'examen permet d'évaluer de façon harmonisée le niveau réel d’élèves qui sont de plus en plus mobiles.  La Suède est une exception.  À la fin du secondaire, l’élève se voit décerner un « certificat de fin d’études », sur la base des notes reçues pendant l'ensemble de sa scolarité, si ses notes le permettent, et en fonction des filières, il peut alors accéder à des études supérieures. 

Epreuves orales ou contrôle continu ? 

Le résultat se joue en quelques jours. Les épreuves comptent pour 100% du résultat au bac général... Et avec le nouveau bac, ce sera encore 60%... chez nos voisins, sauf en Espagne, il en va autrement, en Allemagne, les notes obtenues lors des épreuves de fin d'année ne représentent qu'un tiers de la note finale de l'Abitur. Le reste, c'est le contrôle continu non pas de la Terminale mais des 2 dernières années du secondaire. En Italie, la Maturita, repose pour un quart sur le contrôle continu et pour un tiers sur l'oral. Car contrairement à la France, en Italie l'oral compte beaucoup. Le candidat doit présenter un mémoire sur un sujet qu'il a étudié durant l'année  

« Tout le monde a le bac »

C’est faux pour la France, puisqu'on n'a jamais atteint la barre symbolique de 80% d'une génération à avoir le bac, toute filière confondue, le général, les bacs pro et technologique...  D'autant plus, que la France reste à la traine : dans les pays de l'OCDE, la moyenne c'est 85% de diplômés à la fin du secondaire. Au Danemark suisse, Finlande ou l’Irlande on dépasse même les 90%, grâce aux écoles de la seconde chance qui permettent à des jeunes en échec scolaire de repasser plus tard le diplôme. A noter qu'en Allemagne, l'Abitur est terminé, et les bacheliers se préparent à passer l'ABibal, la fête du bac.  

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