Le brexit , référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, aura lieu dans un mois.

Ecoutez ce qu'en dit l'ancien chef d'Etat Nicolas Sarkozy. Il était l'invité de Nicolas Demorand cette semaine sur France Inter :

La France ne serait plus la deuxième, mais la troisième économie en Europe derrière le Royaume-Uni. C’est ce qu'affirme l’ancien chef d’Etat. Et si on se base sur le classement du fond monétaire international, l’inversion s'est faite il y a 2 ans, en 2014, alors que François Hollande était au pouvoir. La France a reculé du deuxième au troisième rang européen. Son PIB, c'est à dire la richesse créé dans l’Hexagone, pointe désormais au sixième rang mondial, et non plus au cinquième rang. Les prévisions 2016 qui viennent d'être publiées par le FMI confirment cette tendance : la France reste sur la troisième marche européenne derrière l'Allemagne et le Royaume Uni. Selon Eurostat, le PIB britannique dépasse de 385 milliards celui de la France. Si on résume c'est donc un vrai pour Nicolas Sarkozy

Trois explications à cela :

D'abord l’économie britannique elle a décollé dès 2013. Sa croissance est quatre fois plus élevée que celle de la France. Deuxièmement le coup de pouce de l'inflation britannique, en 2013, elle était plus élevé, qu'en France.

Enfin dernier élément non négligeable pour faire gonfler le PIB britannique, c'est la livre sterling qui s'est beaucoup apprécié par rapport à l'euro (environ 5 et demi pour cent). Honneur donc au vainqueur : cela dit il faut un peu relativiser cette victoire britannique, car si on regarde sur le long terme, d'après les experts de l'OFCE et de l'INSEE, les courbes française et britannique, elles n'arrêtent pas de se croiser depuis les années 70. Tantôt c'est la France qui est devant, tantôt c'est le Royaume Uni.

Fondamentalement être 2ème ou 3ème économie, cela ne sert pas forcément à grand-chose. Car un PIB en forte croissance n'a pas que des avantages,

Les britanniques n'ont d'ailleurs pas vraiment battu le tambour pour sonner la victoire sur les Frogies..

Car c'est à partir de leur PIB qu'est calculée leur contribution au budget européen. C'est un peu comme pour les impôts.

Du coup, vu les bonnes performances de la croissance outre-manche, la contribution britannique a grimpé de plusieurs centaines de millions d'euros. Mais de cela on ne parle plus vraiment outre-manche. Le sujet est tabou en pleine campagne électorale sur l’Europe.

Pour aller plus loin :

> Consultez l’étude de l’INSEE sur la croissance plus forte au Royaume-Uni

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