Etat des lieux du droit à l'IVG en Europe

Dublin, après le Referendum sur le droit à l'avortement en Irlande : le oui l'emporte
Dublin, après le Referendum sur le droit à l'avortement en Irlande : le oui l'emporte © AFP / James Forde / Center for Reproductive Rights / AFP-Services

Autant de pays autant de législations. L’avortement est totalement proscrit dans 3 Etats européens (Malte, Andorre et Saint Marin). 

D'autres pays l'interdisent avec quelques exceptions : en Irlande il faut que la femme enceinte soit en danger de mort. En Pologne, l'interruption volontaire de grossesse est tolérée en cas de viol, d'inceste, de malformation grave du fœtus ou de risques pour la santé de la future mère. Idem à Chypre. Les sanctions sont parfois très lourdes, si l'on contrevient à la loi : jusqu'à 14 ans de prison en Irlande, voire la prison à vie en Irlande du Nord.

A l'inverse les pays plus libéraux ? 

En Europe, le droit à l'avortement est plutôt la règle que l'exception, la plupart des Etats européens l'autorisent. La moitié autorisent l'IVG jusqu'à 10 à 12 semaines de grossesses,  jusqu'à 24 semaines au Royaume Uni et aux Pays Bas. Dans bon nombre de pays l'IVG est remboursée totalement ou en partie par la sécurité sociale. Dans d'autres pas du tout. En Italie, l'avortement est légal, mais les 3/4 des médecins se disent "objecteurs de conscience" ce qui rend difficile l'accès  à l'avortement en particulier dans le sud du pays. En matière de contraception, il y a aussi des restrictions, par exemple l’Autriche, le Danemark ou la Lituanie ne prennent pas en charge la pilule du lendemain. 

Les règles peuvent changer parfois dans un durcissement. 

Si l’Irlande fait un pas pour assouplir la législation, en Pologne c'est l'inverse : le pouvoir conservateur cherche à limiter  l'accès à l'IVG,  il veut interdire jusqu'aux avortements thérapeutiques, lorsque le fœtus a peu de chance de vivre en bonne santé. 

Dans certains Etats, la Slovaquie, on impose des conseils non objectifs avant l'IVG, des délais d'attente obligatoires.  Le Conseil de l'Europe met en garde contre des reculs législatifs en Europe centrale. Car la Roumanie, la Lituanie et la Lettonie sont tentés par des lois plus restrictives. 

Bref sur ces sujets très délicats, difficile de faire converger toute l'Europe

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.