Au forum économique mondial de Davos, l'Europe contrepoint de America First.

Le congrès annuel de Davos sous la neige
Le congrès annuel de Davos sous la neige © AFP / Fabrice COFFRINI

Avec la croissance qui redémarre fortement  les dirigeants européens ne veulent pas rater l’occasion : face aux investisseurs, aux hommes d’affaires, aux banquiers aux grandes fortunes de la planètes, ils veulent incarner un contre modèle à l’Amérique de Donald Trump. Au protectionnisme de son America First, l’Amérique d’abord, le président du Conseil italien Paolo Gentiloni : 

" Il est absolument légitime et compréhensible, ce désir des dirigeants politiques de défendre leurs propres concitoyens, leurs propres entreprises, leur propre économie, je respecte cela, mais il y a des limites", a dit le chef du gouvernement italien."

Face à Trump, le tandem franco allemand resserre les rangs  

La France et l'Allemagne plaident pour une Europe forte, pour une mondialisation vertueuse. Emmanuel Macron fait la leçon aux patrons : à eux de prendre leurs reponsabilités pour rééquilibrer les inégalités, cause de la montée des populismes. A l’approche du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, la chancelière allemande Angela Merkel en grande difficulté pour la formation de sa coalition gouvernementale regrette qu’on ait oublié les leçons du passé. 

"Nous pensons que l'isolement ne nous aidera pas. Nous pensons que nous avons de besoin de coopérer, que le protectionnisme n'est pas la réponse. Avons-nous réellement tiré ou non les leçons de l'Histoire ?"

L’Europe en force, mais une Europe fragile 

A l’approche d’élections generales en Italie au printemps, le premier ministre Gentiloni vient rassurer sur l’état des banques italiennes très fragiles. Son homologue britannique Theresa May vient tenter de vendre l’attractivité de son pays en plein Brexit. Dans la salle plénière de Davos, l’auditoire pèse lourd : des milliards de dollars de chiffres d’affaires. A l’heure de la guerre économique, ça  n’a pas de prix. Ceux qui sont là ont payé des dizaines de milliers d’euros. S’ils payent si cher c’est pour pouvoir récolter des idées neuves, mais surtout faire des rencontres, croiser Patrick Pouyanné le PDG de Total ou Carlos Ghosn, le patron de Renault-Nissan-Mitsubishi. Donald Trump, qui a dîné dès son arrivée avec une quinzaine de grands patrons est venu lui vanter les avantages de sa réforme fiscale. 

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