Billets de banque
Billets de banque © Lionel Allorge

Le gouvernement a présenté hier son budget 2012. Il prévoit la mise en place d’une contribution exceptionnelle des plus hauts revenus, à hauteur de 3% à partir de 500.000 euros pour une personne seule et d'un million d’euros de revenu fiscal de référence, pour un couple. Chez nos voisins européens, dans quel pays les riches sont-ils les plus taxés ?

« Faire payer les plus riches » : le slogan est très à la mode un peu partout en Europe. La mesure est populaire, en particulier dans des pays en campagne électorale. C’est le cas en France, mais aussi de l’Allemagne en 2013. Elle réveille le Robin-des-bois qui sommeille en chaque électeur.

En Espagne, l'impôt sur la fortune est de retour. Il avait été supprimé y a 3 ans par le gouvernement socialiste qui vient de le rétablir, mais pour une durée limitée de 2 ans.

L'Italie, également dans l'œil du cyclone, vient de voter une taxe dite « de solidarité », qui s'est révélée très compliquée. Silvio Berlusconi a réussi à en limiter la portée. Finalement, elle sera de 3% pour ceux qui gagnent plus de 300 000 euros. Au départ, il s'agissait de taxer les revenus dès 90 000 euros.

En Allemagne, pas d'impôt de crise, mais cela revient au même : les salaires les plus élevés seront fortement taxés, tout comme au Royaume-Uni.

Partout, les Etats ont besoin de recettes nouvelles pour combler les déficits publics, sans être vraiment aidés par la conjoncture. Alors, pourquoi ne pas taxer les riches ? L'idée vient des milliardaires eux-mêmes. Tout a commencé avec l'Américain Warren Buffet, il y a quelques mois. Puis, avec Liliane Bettencourt et 15 grandes fortunes françaises. Un groupe de 50 riches allemands s'est joint au chœur.

Une taxe très décriée un peu partout pour son aspect symbolique. Il est vrai que les très riches sont aussi des électeurs.

Dans la série « prenons aux riches pour donner aux pauvres », la taxe Tobin a refait surface cette semaine, la taxe sur les transactions financières. Adoptée par la Commission européenne, elle pourrait rapporter 57 milliards d'euros par an. Bruxelles a fait les comptes. On en discutera au prochain sommet européen des chefs d'Etat, mi-octobre. Mais il faudra d’abord convaincre Londres, très opposée à la mesure et qui pourrait poser son veto. Londres, la principale place financière en Europe.

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