Qui dit vrai ? Qui dit faux ?

"Comment ce journal pourrait-il être honnête dans son traitement de François FIllon ?"

"Le Canard Enchaîné bénéficie de 500.000 euros de subventions d'Etat par an"

Des tweets de ce genre on peut en lire des centaines depuis deux semaines. Même Virginie Calmels, adjointe d'Alain Juppé à Bordeaux a repris ce genre de propos. C'était sur LCP, La chaîne Parlementaire, en réponse à une question sur les salaires cumulés de madame Fillon.

500.000 euros par an de subventions publiques pour le Canard Enchainé ? C'est vrai ? C'est faux ?

C'est faux ! Et le Canard Enchaîné s'en est expliqué dans un article très complet. Rappelons d'abord que l'hebdomadaire satirique paraissant le mercredi fonctionne sans publicité. Ensuite, il est vrai que le Canard Enchaîné a bénéficié d'aides indirectes pour le portage : en clair chaque année, l’État subventionne La Poste pour l'aider à acheminer les journaux dans les kiosques, les marchands de journaux ou chez les abonné-es. Dans ces subventions d’État à la Poste, le Canard représente 413 922 euros par an. Il ne s'agit donc pas de subventions de 500 000 euros qui vont dans les caisses du Canard.

Précisons que sur un an cette somme équivaut à 2 centimes d'euros par exemplaire acheminé du Canard. Mais ce journal est-il le seul à bénéficier de ces mesures de soutien ?

Pas du tout ! Près de 200 journaux sont concernés par ce dispositif d'aide au portage. En revanche il existe bel et bien des aides directes à la presse : plusieurs dispositifs ont été mis en place, toutes les données sont accessibles sur le site du ministère de la Culture et de la communication.

On apprend par exemple que 326 journaux au-total ont reçu des aides indirectes et directes : en tête, Aujourd'hui en France, Libération, Le Figaro autour de 7 millions d'euros ; 3,5 millions pour l'Humanité, 1,6 million pour Les Echos.

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