2 millions d’euros pour les viticulteurs du Languedoc Roussilon, c’est ce qu’a annoncé hier Michel Barnier le ministre de l’agriculture. Cette série de mesures sera mise en œuvre immédiatement. En Languedoc Roussillon c’est longtemps la quantité, le volume qui a été privilégié…. L’Espagne puis la Roumanie et d’autres pays de l’Est ont pris le relais. Et nos viticulteurs du sud ouest qui se sont retroussés les manches voient que ce sont les intermédiaires qui empochent les bénéfices… Le ministère va renforcer la prise en charge des cotisations de viticulteurs à très faible revenus. Un amendement à la loi sur la modernisation de l’économie va obliger au paiement d’un acompte de 15% lorsqu’un négociant commande du vin à un viticulteur.Un autre amendement prévoit de raccourcir les délais de paiement. Enfin Michel Barnier, le ministre de l’agriculture s’est engagé à un réexamen des dossiers d’exonération de taxes sur le foncier non bâti. Rendements, volumes, offre commerciale plus simple dès l’année prochaine, le monde du vin doit changer. C’est un vétéran du combat des viticulteurs qui le dit, Joël Castany, manager général du club de rugby et Président de la cave coopérative de Leucate. Les vignerons du sud ouest s’en sortent mal. Il y a un marché de niche qui ne peut que progresser : la vente aux particuliers. C’est le créneau choisi par Armelle Bourreau, qui vend en famille, des vins de Loire, notamment Côteaux du Layon, sur une exploitation de 20 hectares seulement. Le marché se durcit, mais il faut s’adapter estime cette petite femme courageuse, venue s’informer à une réunion des vins de pays. Avec un dernier coup de pouce sur les prix, 10 à 15 centimes d’euro par bouteille en plus, le plan gouvernemental pourrait tenir la route selon les responsables syndicaux. Un dossier de Stéphane Iglésis, à Toulouse.

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