Le groupe italien Mondadori s'apprête à lancer fin août un nouvel hebdomadaire féminin, "Grazia". Dans cet un univers, le glamour n'empêche pas les coups bas. Visite de la rédaction de « Grazia ». C'est un immeuble banal de la banlieue ouest parisienne. Pas d'accueil, juste une feuille A4 scotchée près de l'ascenseur : « Mondadori France, pôle haut de gamme, Projet Grazia : 5ème étage ». Yseut Williams est la directrice de la rédaction (interview). Dans la salle shopping consacrée à la réception des vêtements pour les séances photo, c'est déjà l'effervescence. Le magazine « Grazia » existe dans 12 pays, du coup, le projet suscite une certaine fébrilité de la concurrence. Yseut Williams (interview). Pourquoi la situation est-elle aussi tendue ? La presse féminine est le secteur de la presse le plus épargné par la crise, malgré une baisse de ses recettes publicitaires de 20% au premier trimestre. La France détient le record du nombre de titres de presse féminine, près de 200, un véritable eldorado, selon Vincent Soulier, auteur d'un essai sur la presse féminine (interview). Chez « Marie-Claire » aussi, on prépare un hebdomadaire, qui sera lancé dans les prochains mois. Prisma, l'éditeur de « Gala », « Voici », « Femme actuelle », le deuxième groupe de presse en France, derrière Hachette et devant Mondadori, fait un peu figure de grand méchant loup. C'est dans « Gala » et « Voici » que Mondadori a repéré des rubriques curieusement similaires à celles de « Grazia ». Le groupe se sentirait-il menacé au point d'employer des méthodes peu orthodoxes ? Réponse de Philippe Labi, éditeur du pôle féminin-people (interview). Rendez-vous à l'automne pour le deuxième acte d'une bataille qui ne fait que commencer. Un reportage de Corinne Audouin.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.